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École hispano-flamande, influencée par les modèles de dévoti…
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Estimation 9 000 € - 11 000 €
Lot volontaire
Description
École hispano-flamande, influencée par les modèles de dévotion de Malines (Mechelen)
Vers 1500–1530.
« La Vierge à l’Enfant »
Bronze coulé, doré et polychrome.
21 x 8,5 x 6,5 cm.
Une représentation délicate et rare de la Vierge à l’Enfant, réalisée en bronze coulé avec dorure et polychromie d’origine, qui reflète la profonde influence des modèles dévotionnels flamands sur la production artistique de la péninsule ibérique à la fin du XVe et au début du XVIe siècle.
La Vierge est représentée debout, tenant tendrement l’Enfant Jésus dans ses bras, dans une composition intime et sereine. La mère et l’Enfant partagent un moment d’interaction naturel et affectueux, souligné par la légère inclinaison de la tête de la Vierge et son regard aimant tourné vers l’Enfant. Ces traits confèrent à la sculpture un remarquable sentiment de chaleur et d’humanité.
Sur le plan stylistique, l’œuvre présente des caractéristiques étroitement liées aux célèbres productions dévotionnelles de Malines (Mechelen), notamment dans le traitement des plis amples et enveloppants des drapés ainsi que dans le caractère doux et domestique de la composition. Ces affinités relient la sculpture à la diffusion généralisée des modèles malinois à travers l’Europe au cours des premières décennies du XVIe siècle.
Dans le même temps, certains aspects de la figure invitent à une interprétation plus nuancée. Les traits du visage de la Vierge, marqués par une expression sobre et contemplative, ainsi que certains éléments du modelé général, semblent tout aussi proches du langage artistique de la sculpture hispano-flamande produite sur les territoires de la Couronne de Castille, où l’influence néerlandaise était particulièrement forte.
Il convient notamment de souligner l’utilisation du bronze doré et polychrome, un matériau nettement moins courant que le bois sculpté et peint employé pour les célèbres « poupées de Malines ». Ce choix de matériau inhabituel renforce l’hypothèse selon laquelle la sculpture aurait été réalisée dans un atelier profondément influencé par les modèles flamands, plutôt que de constituer une production malinoise canonique au sens strict.
Au-delà des questions d’attribution, l’œuvre se distingue par la délicatesse de son exécution, l’élégance de ses drapés et l’extraordinaire tendresse qui se dégage de la relation entre la Mère et l’Enfant. Ces qualités en font un exemple saisissant de sculpture dévotionnelle ancrée dans la tradition flamande à l’aube de la Renaissance.
Références comparatives :
Les « poupées de Malines » (Malines, Belgique, fin du XVe – début du XVIe siècle), présentes dans de nombreuses collections et musées européens, notamment au Rijksmuseum d’Amsterdam, au musée Hof van Busleyden de Malines et au Victoria and Albert Museum de Londres.
Le Rijksmuseum d’Amsterdam, le musée Hof van Busleyden de Malines ou le Victoria and Albert Museum de Londres.
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Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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