un tableau représentant une femme tenant un bol d'eauPhoto 2/3 du lotPhoto 3/3 du lot
Dams Casa d'Aste

24 - Le Padovanino - Artémisia s'apprête à recueillir les cendres…
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Estimation 3 000 € - 6 000 €
Description
Le Padovanino - Artémisia s'apprête à recueillir les cendres de son mari Mausole, 1630 - 1635, huile sur toile, 78 x 102 cm Le tableau représente Artémise II de Carie, sœur et épouse de Mausole, souverain d’Halicarnasse, célébrée par les sources antiques comme un exemple de fidélité conjugale. Selon le récit transmis par Valère Maxime, après la mort de son mari, Artémisia fit dissoudre ses cendres dans de l’eau et les but, devenant ainsi symboliquement son « tombeau vivant ». La toile saisit l’instant qui précède immédiatement ce geste extrême. La reine, absorbée dans ses pensées et affligée, serre presque contre elle la précieuse urne contenant les cendres de Mausole, tandis que de la main gauche, elle retient un mouchoir blanc, allusion aux larmes versées. À côté apparaît le calice destiné à contenir la boisson, tandis que la couronne rappelle la dignité royale du défunt. Le décor, réduit à quelques éléments – le fût de marbre d’une colonne, le rideau et un pan de ciel s’ouvrant sur un profil montagneux lointain –, accentue le caractère solennel et intimement théâtral de la scène.L’œuvre s’inscrit dans la période de maturité de la production d’Alessandro Varotari, figure de proue du renouveau de la peinture vénitienne au cours des premières décennies du XVIIe siècle. Originaire de Padoue, il a construit son propre langage en s’inspirant principalement du classicisme chromatique du Titien, qu’il étudiait depuis sa jeunesse, tout en assimilant, lors de son séjour à Rome, les influences de la culture émilienne et bolognaise.La silhouette monumentale d’Artémise, la douceur du teint, le profil net du visage et le rythme ample et posé de la composition trouvent des échos significatifs dans les œuvres réalisées par l’artiste vers la quatrième décennie du siècle.Giuseppe Sava identifie une première comparaison avec la Sophonisbe de la Galerie nationale de Belgrade, datée de 1630-1631, dans laquelle on retrouve une gestuelle éloquente similaire, la douceur des membres et un décor délibérément épuré. Des similitudes analogues apparaissent avec la Cléopâtre conservée au Museo de Arte de Ponce, notamment dans la conception sensuelle de l’héroïne, dans la netteté des traits physiomantiques et dans les effets lumineux sur les tissus.D’autres points de comparaison sont constitués par la « Judith et sa servante » du Musée municipal de Padoue et, surtout, par « Eumène et Rossana » de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, œuvre datable vers 1630-1635. Cette dernière présente une structure compositionnelle particulièrement proche de la toile qui nous occupe : des figures en demi-longueur disposées selon un rythme lent et solennel, l’appui sur un plan horizontal, les ondulations discrètes des drapés, les teintes chaudes et le profil lissé des visages.Ce sont précisément ces affinités, selon Sava, qui suggèrent pour cette œuvre d’Artemisia une datation comprise entre 1630 et 1635, période durant laquelle le langage pictural de l’artiste de Padoue atteint une synthèse particulièrement réussie entre la monumentalité titianesque, l’élégance classiciste et l’intensité narrative. Dans un cadre.
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À propos de la vente Peintures et dessins du XVe au XIXe siècle
Lieu de vente
Date 29/10/2026 à 15h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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