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OPSOPAEUS (Johannes). Σιβυλλιακοὶ Χρησμοὶ hoc est Sibyllina …
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OPSOPAEUS (Johannes). Σιβυλλιακοὶ Χρησμοὶ hoc est Sibyllina …
Estimation 500 € - 700 €
Lot volontaire
Description
OPSOPAEUS (Johannes).
Σιβυλλιακοὶ Χρησμοὶ hoc est Sibyllina oracula ex vett. codd. aucta, renovata, et notis illustrata a D. Johanne
Opsopaeo Brettano. Cum interpretatione latina Sebastiani Castalionis et indice.
[Suivi de] : Oracula magica Zoroastris cum scholiis plethonis et Pselli nunc primum editi.
[Et de] : Oracula metrica Iovis, Apollinis, Hecates, Serapidis et aliorum doerum ac vatum tam virorum quam
feminarum… Item Astrampsychi Oneirocriticon à Ios. Scaligero digestum & castigatum.
Paris : [Compagnie de la Grand-Navire], 1599. — 3 parties en un volume in-8, 183 x 125 : (8 ff.), 524, 71 pp., (1 f.) ; (1 f.), pp. 7-144 ; (1 f.), pp. VII-XXIIII, 114 pp., (3 ff.). Parchemin rigide, dos lisse, tranches rouges (reliure du XVIIIe siècle).
Caillet, V, 8135.
Première édition de ce recueil donnant une analyse philologique rigoureuse des prophéties sibyllines grecques, révélant leur caractère post-classique et apocryphe.
Le recueil est divisé en 3 livres distincts.
- Le premier, dédié à Jacques-Auguste de Thou, comporte différents textes sur les oracles sibyllins, augmentés, révisés et éclairés par des notes du Médecin et érudit Johannes Opsopaeus (1556-1596).
L’ouvrage se concentre sur deux questions : les Oracles sibyllins sont-ils vraiment l’œuvre des Sibylles ? Et s’ils le sont, faut-il les attribuer à une seule ou à plusieurs ?
Opsopaeus remet en cause leur authenticité, soulignant des anachronismes flagrants : comment une Sibylle, censée vivre avant Moïse, pourrait-elle décrire le Déluge, Noé, ou même l’incendie du temple de Vesta sous Commode ? Certains passages semblent écrits après les faits, comme ceux évoquant Néron ou les empereurs romains, suggérant des interpolations chrétiennes ou païennes. Le style des oracles, obscur et désordonné, contraste avec la clarté des prophéties bibliques, et leur langage, truffé de néologismes et d’étymologies fantaisistes, renforce les doutes.
L’auteur estime que la plupart des Oracles sibyllins sont apocryphes, fruit de compilations tardives ou de falsifications, bien que quelques-uns, comme ceux de la Sibylle Érythréenne, puissent conserver une part d’authenticité. Il invite à une lecture critique, tout en reconnaissant la complexité de démêler le vrai du faux.
La préface est suivie du livre de l’historien italien Onofrio Panvinio (1530-1568) sur les Sibylles et les chants sibyllins. Les notes de Johannes Opsopaeus figurent à la fin, avec une pagination séparée, augmentées de commentaires du dramaturge allemand Sixt Birck (1501-1554) et de Jean Castellion.
Les textes sont dans leur version grecque accompagnée de la traduction latine de Sébastien Castellion (1515-1563).
Ce premier livre est illustré d’un très beau titre gravé sur cuivre par Karel Van Mallery (1571-1635?), et de 12 très belles gravures également sur cuivre dans le texte, non signées, représentant les 12 sibylles.
- Le second livre propose une édition gréco-latine des Oracles magiques de Zoroastre, accompagnés des commentaires de l’humaniste et philosophe byzantin Georges Gémiste Pléthon (1355?-1452?) et de l’écrivain et homme d’État byzantin Micha??l Psellós (1018-1078), édités par Johannes Opsopoeus.
- Le dernier livre est divisé en deux parties ; la première contient les Oracles métriques de Jupiter, Apollon, Hécate, Sérapis et autres divinités, collectés par Jean Opsopoeus. Elle est suivie de l’Oneirocriticon, manuel d’interprétation des rêves attribué au prêtre magicien de la Perse ancienne Astrampsychus (-03..?-02..?), organisé et corrigé par l’humaniste et philosophe Joseph-Juste Scaliger (1540-1609).
Ce recueil fut imprimé par la « Compagnie de la Grand’Navire », une association prestigieuse d’imprimeurs-libraires parisiens constituée en novembre 1582 pour publier les œuvres des Pères de l’Église. À l’origine, elle rassemblait des figures majeures du monde du livre : Jacques I Kerver, Nicolas I Chesneau, Michel I Sonnius, Sébastien Nivelle, ainsi que Jacques I et Baptiste Du Puis.
Lors de sa reformation en février 1599, pour une durée de six ans, la Compagnie rassemblait : Abel L’Angelier, Barthélemy Macé, Ambroise Drouart, Michel II, Laurent et Jean Sonnius. Sur les ouvrages qu’elle éditait, elle se contentait souvent d’apposer sa marque emblématique au Navire.
Bon exemplaire en reliure ancienne.
Salissures à la reliure et quelques rousseurs éparses, sinon exemplaire très bien conservé.
Provenance :
Masson d’Haymontal ou d’Harmontal, avec ex-libris.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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