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VAN DYCK (Anthony). [Icones principum virorum doctorum picto…
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VAN DYCK (Anthony). [Icones principum virorum doctorum picto…
Estimation 2 000 € - 3 000 €
Lot volontaire
Description
VAN DYCK (Anthony).
[Icones principum virorum doctorum pictorum chalcographorum statuariorum nec non amatorum pictoriae artis numero centum].
S.l., vers 1665-1675. — Recueil grand in-4, 376 x 294 : 121 planches. Chagrin noir, filets à froid en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).
Mauquoy-Hendrickx, L’Iconographie d’Antoine Van Dyck, 1991.
Précieux recueil de 121 portraits gravés par ou d’après le célèbre peintre et graveur flamand Anthony VAN DYCK (1599-1641).
Ils proviennent pour la majorité du recueil Icones principum virorum…
Anthony van Dyck (1599-1641), considéré comme le plus grand peintre flamand du XVIIe siècle après Rubens, puisa son inspiration aussi bien dans l’œuvre de son aîné que dans celle des maîtres italiens, notamment Titien, dont l’influence marqua profondément son style. Portraitiste virtuose, peintre de sujets religieux et mythologiques, mais aussi dessinateur et graveur d’exception, il révolutionna l’art du portrait, tant en peinture qu’en eau-forte.
Originaire d’Anvers, il se distingua très tôt par un talent exceptionnel. Dès 1615–1616, à seulement 17 ans, il signait déjà ses premières œuvres en toute indépendance. Après un premier passage en Angleterre au service de Jacques Ier (1621), il s’installa en Italie (1621-1627), où ses portraits de l’aristocratie, comme celui des Enfants Balbi, lui valurent une renommée immédiate.
De retour aux Pays-Bas, il s’établit définitivement à la cour d’Angleterre en 1632. Ses effigies de Charles Ier et de sa famille y révolutionnèrent l’art du portrait, marquant durablement l’histoire artistique britannique.
En parallèle, Van Dyck menait un projet graphique audacieux : une série d’estampes conçue entre son retour d’Italie (1626) et son départ pour l’Angleterre (1632). Fondée sur des dessins préparatoires d’une grande finesse (à la craie ou au pinceau), cette entreprise mobilisa les meilleurs graveurs de l’atelier de Rubens, tout en comptant parmi ses pièces maîtresses des planches gravées de sa main, comme le saisissant portrait de Pieter Brueghel le Jeune.
La première édition de ce recueil, intitulé Icones principum virorum…, parut de manière incomplète à Anvers entre 1635 et 1636. Après la mort de Van Dyck, les planches originales furent probablement acquises par Maarten van den Enden, puis transmises à Gillis Hendricx. Ce dernier en publia une édition complète en 1645, ornée d’un frontispice gravé par Jacob Neefs, et continua à les diffuser jusqu’à sa mort en 1677. Des rééditions virent le jour aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment grâce à Johannes Meyssens, qui y ajouta 74 portraits supplémentaires dans le même esprit.
Le présent recueil reprend les portraits de l’édition de 1645, dans un tirage postérieur, sans les mentions d’éditeurs, et comprenant le filigrane de la folie à 7 dents, celui référencé sous le numéro 115 par Mauquoy-Hendrickx, situant le tirage entre 1665 et 1675.
Sur les 109 premiers portraits que l’on trouve ici, 13 ont été dessinés et gravés par Van Dyck lui-même. Il s’agit de ceux représentant les peintres Willem de Vos ou Guillaume de Vos (vers 1593 - vers 1629), Frans Sniders (1579-1657), Paulus Pontius (1603-1658), Pieter Bruegel le jeune (1564-1638), Giusto Sustermans (1597-1681), Josse de Momper (1564-1635), Adam Van Noort (1562-1641), Jan Baptiste de Wael, Joannes Snellinx, Jan Bruegel (1568-1625), Franciscus Franck, le graveur Lucas Vorsterman (1595-1675), et l’humaniste Erasme (1469-1536). Le portrait du peintre Joannes Snellinx est en deux exemplaires, l’un gravé par Van Dyck, le second par Pieter de Jode.
Quatre portraits sont des portraits de femmes : Marie de Médicis (1573-1642), Isabelle-Claire-Eugénie, infante d’Espagne (1566-1633), Geneviève d’Urfé (1598?-1656), Marguerite de Lorraine, duchesse d’Orléans (1615-1672).
À la suite figure la superbe série des douze portraits, connue sous le nom des Comtesses de Van Dyck, gravés par le graveur français Pierre Lombart (1612-1681), figurant des comtesses et barons d’Angleterre. Cette série fut gravée au début des années 1660.
Frottements à la reliure, coiffes abîmées, coins émoussés. Premier plat et dos défait du corps d’ouvrage. Salissures à certaines planches et quelques rares rousseurs. Mouillures à la troisième planche et restaurations à cette même planche et aux planches 4, 22, 46, 61, 67, 86, et 96, avec atteinte seulement à la gravure 22.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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