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Eugène Viala (1859-1913) Gestes de la terre.
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Eugène Viala (1859-1913) Gestes de la terre.
Estimation 1 200 € - 1 500 €
Lot volontaire
Description
Eugène Viala (1859-1913) Gestes de la terre. 25 eaux-fortes par E. Viala. 1911-1913. Un album oblong [330 x 260 mm], en feuilles, contenant 25 estampes dont un titre. Eau-forte (avec aquatinte pour le titre). Costecalde 342 à 366. Très belles épreuves sur vergé crème filigrané « Rives / Eug. Delâtre » suivies d'une table des sujets. Rousseurs claires au verso de la pl. 25 et à la table. Toutes marges. Chemise rempliée de vélin gris, portant le titre répété sur le plat supérieur, avec la mention au crayon « numéro 34 » dans l'angle inférieur droit, la table répétée sur le 3e plat, avec quelques courtes déchirures et plis aux bords. Tirage à 125 exemplaires. « Né en 1859 à Salles-Curan (Aveyron), Eugène Viala est un artiste aux multiples facettes, aquafortiste, poète, peintre, aquarelliste. De 1877 à 1879, il étudie aux Beaux-Arts de Montpellier puis part à Paris en 1881 suivre l'enseignement de l'Académie Jullian ; il est alors l'élève d'Ernest Hébert (1817-1908). De 1884 à 1889, il fréquente les quartiers de Montmartre et de Montparnasse avec une bande d'amis, tous épris de poésie, de peinture et d'idéaux. Il revient à Rodez en 1889 et exerce en parallèle l'activité de photographe pour subvenir aux besoins de sa famille et élever ses quatre enfants. De 1890 à 1900, il alterne les séjours entre Paris et Rodez pour vendre ses productions. Cet artiste libre, voire anarchiste, amoureux de la nature, mène une vie tragiquement pauvre, sans pour autant abandonner sa volonté farouche et sa fièvre créatrice, jusqu'à ce que Maurice Fenaille, grand industriel et mécène de Rodin, Camille Claudel ou Bourdelle, vienne soutenir sa création au début du 20e siècle. Eugène Viala meurt prématurément des suites d'un accident, à l'âge de 54 ans. [C'est dans la technique de l'eau-forte] que son art va se développer et trouver sa singularité. L'œuvre gravé se répartit selon deux axes : visions mordantes, allégories désolées et paysages plus réalistes, mais néanmoins sombres, inspirés par certains aspects austères de sa terre natale, le Lévezou. Viala y développe un goût non dissimulé pour les figures d'arbres tourmentés, luttant contre les éléments. Ses estampes sont marquées par une forme de romantisme noir traversée de visions oniriques. […]. La dimension fantastique et visionnaire de son œuvre inscrit Viala dans la filiation des peintres-graveurs qui, de Francisco de Goya à Rodolphe Bresdin et Odilon Redon, furent adeptes du pouvoir suggestif des noirs de l'encre. » (Fondation Taylor, exposition Eugène Viala - La Cendre du rêve, 13 mars-3 mai 2025). Les exemplaires de cette suite, publiés par Eugène Delâtre à la mort de l'artiste, devaient être signés feuille à feuille comme annoncé sur le titre en pied, mais l'artiste mourut des suites d'un accident avant de pouvoir le faire.
Ref. : C00693 - 1
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