FR EN
Photo 1/7 du lotPhoto 2/7 du lotPhoto 3/7 du lotPhoto 4/7 du lotPhoto 5/7 du lotPhoto 6/7 du lotPhoto 7/7 du lot
Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium ROUILLAC

321 - Blanche Hoschedé-Monet (Française, 1865-1947)

Estimation 15 000 € - 30 000 €
Description
Blanche Hoschedé-Monet (Française, 1865-1947) Les peupliers Toile. Inscription manuscrite "Claude Monet" au revers. Numérotation à la craie en bleu. Marque sur le châssis du marchand de couleurs et toiles "Rey & Cie Paris". Haut. 46 Larg. 54 cm. Accidents, manques et restaurations. Provenance : - offert à la cuisinière de Claude Monet, Marguerite Lavenue, née Pasquier (1895-1985) ; - transmission à Monsieur Jean-François Lavenue, son fils ; - collection particulière, Châteauroux. Monsieur Philippe Piguet a confirmé l'authenticité de cette oeuvre et établi un certificat en date du 4 septembre 2026 qui sera délivré à l'acquéreur. L'oeuvre sera incluse dans le catalogue raisonné en cours de préparation sous la référence "BHM 69-1". Joints : Ensemble de documents, dont correspondance de Blanche Hoschedé-Monet avec Jean-François Lavenue en date du 5 février 1945 (?), du 3 janvier et 1er octobre 1946. SOUVENIR DE LA CUISINIERE DE MONET Fille d'Ernest Hoschedé (1837-1891), mécène de Claude Monet, Blanche est à la fois le modèle et l'élève de ce dernier. Son apprentissage de la peinture auprès de lui débute en 1876. « Regarde la nature et peins ce que tu vois, comme tu peux » sont les mots bienveillants du maître à destination de Blanche. Elle suivra ce conseil durant toute sa carrière de peintre. Claude et Blanche transcendent les paysages dans lesquels les cours d'eau et les arbres deviennent leurs thèmes favoris. Cette toile n'est donc pas sans rappeler la composition de Monet "Sous les Peupliers, effet de soleil" datée de 1887 (in Daniel Wildenstein, "Claude Monet catalogue raisonné", Köln, Taschen, vol. III, p. 430, n°1135). Les trois arbres à droite partagent en effet une proximité évidente dans leur figuration. Blanche se détache cependant de toute figuration humaine, à l'inverse de son maître qui captait sur le motif, le portrait à l'ombrelle de Suzanne, la soeur de son élève. Notre tableau témoigne des relations des membres formant le "clan Monet". Devenue la belle-fille du peintre en 1892, lorsque sa mère Alice l'épouse, Blanche resserre encore ces liens en 1897 en se mariant avec Jean, le fils aîné de Monet. Ce tableau atteste également de la fidélité et des relations de confiance qu'entretenaient les Monet avec les hommes et les femmes de Giverny travaillant à leur service, à l'instar de Marguerite et Paul Lavenue. Marguerite, née Pasquier, commence à servir les Monet en tant que femme de chambre autour de l'année 1917 (Madame Robert Piguet, Déclaration sur l’honneur, 28 janvier 1974). Elle débute l’apprentissage de la cuisine auprès de Mélanie Le Ray, en service de 1915 à 1919. A la fin de la Première Guerre mondiale, Marguerite quitte Giverny (Jean-François Lavenue, document manuscrit). Elle épouse Paul Lavenue (1890-1965) en avril 1921. Le couple acquiert "La Beauchette" vers juin 1922. Blanche Hoschedé-Monet (1865-1947) leur propose de revenir à Giverny. Afin d’assurer le retour de Marguerite, Claude Monet leur proposerait de se porter garant du crédit que les Lavenue avaient souscrit. Ils reviennent au service du maître en 1922 (Piguet, op. cit.) ou en 1923 (Lavenue, op.cit). Marguerite devient alors la dernière cuisinière de Claude Monet tandis que Paul est employé comme domestique. Elle parait faire preuve d’un certain talent, préparant aussi bien des marinades, qu’élaborant des sauces et autres plats américains à l’occasion des visites du peintre Théodore Butler (voir Claire Joyes, "Monet at Giverny", p. 31). Le couple repart en mars 1925, pour revenir après la mort de Monet (Piguet et Lavenue, op. cit). Une photographie signée par le peintre et provenant de la même collection est aussi présentée dans cette vente. Elle est dédicacée : « A Marguerite Lavenue souvenir d’un gourmet ». Leur fils, Jean-François Lavenue naît le 25 avril 1925. Blanche Hoschedé-Monet en est la marraine. Les Lavenue semblent revenir à Giverny en 1927, pour n’en partir définitivement qu’en 1940. Brice Langlois
À propos de la vente EXPOSITION PRIVÉE
Lieu de vente
Date 30/10/2026 à 11h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi