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une image représentant une statue d'un homme et d'une femme posée sur un socle en marbrePhoto 2/2 du lot
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67 - Atelier d'Ercole Ferrata : Le Baptême du Christ, entre la 5e…
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Estimation 14 000 € - 18 000 €
Description
Atelier d'Ercole Ferrata : Le Baptême du Christ, entre la 5e et la 6e décennie du XVIIe siècle. Bois sculpté et doré. 50 x 65 x 29 cm Ce groupe sculpté raffiné représente le Baptême du Christ, avec saint Jean-Baptiste debout, en train de verser de l’eau sur la tête du Christ, agenouillé à sa droite. La composition, qui se caractérise par un dynamisme marqué des figures et un traitement vigoureux des drapés, a été attribuée par Simona Sperindei à l’atelier d’Ercole Ferrata, l’une des figures centrales de la sculpture romaine du XVIIe siècle et l’un des principaux interprètes de la culture issue de la lignée d’Alessandro Algardi et de Gian Lorenzo Bernini. La chercheuse propose de dater l’œuvre entre la cinquième et la sixième décennie du XVIIe siècle. La matrice compositionnelle du groupe s’inspire directement de la culture algardienne. Sperindei reconnaît en effet dans le Baptême du Christ sculpté par Alessandro Algardi en 1646, puis offert à Innocent X Pamphilj, le prototype fondamental de cette création. Le succès de ce modèle est attesté par de nombreuses versions en terre cuite et en bronze, parmi lesquelles les exemplaires conservés au Palazzo Venezia, à la Bibliothèque apostolique vaticane et dans la collection Corsini. Il est par ailleurs particulièrement significatif que l’inventaire dressé à la mort de Ferrata fasse état à la fois d’un modèle en cire du Baptême d’Algardi et de la matrice correspondante, vraisemblablement utilisée pour des dérivés ultérieurs. Le groupe présenté ici ne constitue toutefois pas une simple réplique du prototype. La figure du Baptiste, représentée en position debout, introduit une variante substantielle par rapport à la composition d’Algardi. Sperindei souligne son lien étroit avec le Saint-André réalisé par Ferrata en 1655 pour la façade de Sant’Andrea della Valle : la vigueur de la torsion est similaire, tout comme la précision avec laquelle le buste et l’anatomie sont modelés.Le traitement des drapés est encore plus caractéristique. Les vêtements s’enroulent autour des corps en formant des plis profonds, nets et presque tranchants, loin de la modulation plus fluide qui caractérisera une partie de la sculpture baroque tardive romaine. C’est précisément cette « matérialité imposante » des tissus qui constitue l’un des éléments les plus convaincants pour situer l’œuvre dans le cadre de l’œuvre de Ferrata. La chercheuse met cette solution en relation avec le Saint-Bernardin de la chapelle Chigi à Santa Maria della Pace, au Saint-Joseph de la chapelle Gavotti à San Nicola da Tolentino et, surtout, à la Sainte-Agnès de l’église de Sant’Agnese in Agone, où l’on retrouve le même effet de drapés soulevés et suspendus dans l’espace.L’attribution à l’atelier d’Ercole Ferrata gagne encore en crédibilité si l’on considère l’importance de l’activité de sculpture sur bois du sculpteur. Les sources mentionnent en effet de nombreuses œuvres réalisées dans ce matériau au sein de son atelier florissant, où se sont formées ou ont travaillé des personnalités destinées à un grand succès, parmi lesquelles Lorenzo Ottoni, Camillo Rusconi, Michel Maille et Giovan Battista Foggini.La qualité particulièrement élevée de ce groupe a par ailleurs suggéré à la chercheuse l’existence d’un commanditaire prestigieux. À cet égard, les documents relatifs à la collection Chigi revêtent un intérêt particulier : en 1666, au Casino alle Quattro Fontane de Fabio Chigi, était en effet répertorié un autre ensemble représentant le Baptême du Christ, témoignant de la popularité de ce sujet au sein des grandes collections romaines de l’époque.L’intérêt de l’œuvre réside donc non seulement dans la qualité de la sculpture, mais aussi dans sa place au sein de la transmission des modèles dans la Rome baroque : depuis l’invention d’Alessandro Algardi, en passant par la disponibilité de ses modèles et matrices dans l’atelier de Ferrata, jusqu’à leur réinterprétation par l’atelier. Le groupe constitue en ce sens un témoignage significatif du fonctionnement de la grande sculpture romaine du XVIIe siècle, dans laquelle les modèles, les cires, les terres cuites et les matrices représentaient des outils fondamentaux pour la diffusion et la transformation des inventions des maîtres.Publié : S. Sperindei, Une sculpture en bois de l’atelier d’Ercole Ferrata : Le Baptême du Christ, « Horti Hesperidum », VIII, 2018, I, p. 383-395, fig. 1. Dans cet article, l’œuvre est reproduite sous le titre « Atelier d’Ercole Ferrata, Le Baptême du Christ. Rome, collection privée ». Bibliographie : S. Sperindei, Une sculpture en bois de l’atelier d’Ercole Ferrata : Le Baptême du Christ, dans « Horti Hesperidum », VIII, 2018, I, pp. 383-395, fig. 1.
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À propos de la vente Beaux-arts
Lieu de vente
Date 12/11/2026 à 15h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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