Karl Benz
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[Guerre de Vendée] Chevalier d’Andigné, général chouan sous …
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[Guerre de Vendée] Chevalier d’Andigné, général chouan sous …
Estimation 150 € - 300 €
Lot volontaire
Description
[Guerre de Vendée]
Chevalier d’Andigné, général chouan sous la Révolution française
L.A.S., Paris, 4 novembre 1814, Louis-Marie-Antoine-Auguste-Fortuné d'Andigné de La Blanchaye (1765-1857), plus connu sous son titre d'Ancien Régime de chevalier d'Andigné (ou de Sainte-Gemmes), puis sous celui de Général d'Andigné, chef chouan pendant la Révolution française, 1 page in-4 (sous cadre)
Certificat de bons services rendus au sein de l’armée catholique royale du Maine, d’Anjou et de la Haute Bretagne, durant la première Chouannerie (1795-1796), délivré à François-Constant-Amant Barrion, originaire de Bressuire. Document écrit sous la Première Restauration (1814), à l’époque au cours de laquelle Louis XVIII installe des commissions pour attribuer des pensions aux vieux soldats ; les chefs de l'armée royale sont alors assaillis de demandes et rédigent des centaines de certificats.
« Je soussigné certifie que Monsieur Barrion (François Amant Constant), notaire royal à Bressuire département des Deux-Sèvres, a servi dans l’armée royale de la rive droite de la Loire, qu’il fut nommé en 1795 chef de la légion de Craon, ce qui lui donnait le rang de colonel et qu’il y est resté jusqu’à la pacification de 1796. Je certifie en outre qu’il y a servi avec honneur et distinction, qu’il a reçu plusieurs blessures, et que si je ne l’ai pas compris dans le travail général, c’est que j’ignorais son véritable nom, celui d’Amant, étant le seul sous lequel il eut été compris parmi nous »
Rare document écrit et signé par le comte d’Andigné
Issu d'une ancienne famille de la noblesse du Haut-Anjou (originaire des environs du Lion-d'Angers), louis d’Andigné débute sa carrière comme officier dans la Marine royale et à ce titre, il participe à la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Opposé à la Révolution, il émigre au début des années 1790 et combat dans l'armée des Princes puis dans l'armée de Condé contre les forces républicaines.
En 1795, il débarque clandestinement en Bretagne pour s'engager dans l'insurrection royaliste. Il sert d'abord comme adjudant-général dans l'Armée catholique et royale du Maine, d'Anjou et de la Haute-Bretagne, commandée par Marie Paul de Scépeaux de Bois-Guignot. Il s'illustre dans la région de Segré, notamment lors du combat d'Andigné (mars 1796).
Lorsque l'armée catholique se réorganise en 1799 (deuxième chouannerie), elle se scinde. Le comte de Bourmont prend le commandement des troupes du Maine, tandis que le comte de Châtillon (Pierre Louis Godet de Châtillon) prend la tête de l'Armée catholique et royale du Bas-Anjou et de Haute-Bretagne. Le chevalier d'Andigné en devient le commandant en second, bien souvent le véritable coordinateur tactique sur le terrain. C'est sous sa direction et celle de Châtillon qu'est menée l'opération la plus audacieuse de cette armée : l'attaque et la prise éphémère mais spectaculaire de la ville de Nantes, qui stupéfia le pouvoir républicain en octobre 1799.
Après le coup d'Etat du 18 Brumaire, le Premier consul Napoléon Bonaparte cherche à pacifier l'Ouest par la négociation. Apprécié pour sa finesse d'esprit, le chevalier d'Andigné est envoyé à Paris comme plénipotentiaire des royalistes de l'Ouest. En décembre 1799, il rencontre personnellement Bonaparte au palais du Luxembourg (en compagnie de Hyde de Neuville) pour discuter des conditions de paix et sonder le Premier consul sur un éventuel rétablissement des Bourbons (ce que Napoléon refuse catégoriquement). Bien qu'il n'ait pas trempé dans l'attentat de la rue Saint-Nicaise (la machine infernale destinée à tuer Bonaparte en décembre 1800), d'Andigné est arrêté en 1801 en raison de son influence et de son refus de prêter allégeance. S'ensuit une série d'incarcérations et d'évasions spectaculaires qui forgent sa réputation : enfermé à la Tour du Temple à Paris, il s'en évade avec le général vendéen Suzannet ; repris, il est transféré au redoutable Fort de Joux (dans le Jura), d'où il réussit une nouvelle évasion héroïque le 16 août 1802 ; arrêté à nouveau en 1804, il passe plusieurs années dans diverses prisons d'Etat avant de s'échapper du château de l'île de Ré en 1809. Il s'exile alors en Allemagne (à Francfort) jusqu'à la fin de l'Empire.
Au retour de Louis XVIII en 1814, il est accueilli en héros. Pendant les Cent-Jours (1815), lors de la "Petite Chouannerie", il reprend les armes et commande les Chouans de la Mayenne (il combat notamment à la bataille de Cossé).
Sous la Restauration, il accumule les honneurs : promu lieutenant-général des armées du Roi ; créé baron, puis nommé Pair de France héréditaire ; fait commandeur de l'ordre de Saint-Louis et officier de la Légion d'honneur.
Fidèle à la branche aînée des Bourbons, il refuse de prêter serment à Louis-Philippe après la révolution de 1830. Il soutient discrètement la tentative de soulèvement de la duchesse de Berry en 1832, ce qui lui vaut deux mois de prison au château d'Angers. Déchu de sa pairie à la fin de sa
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