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232 - B - Ecole FRANCAISE vers 1795. Portrait de "Monsieur Alexis" en …

Estimation 1 500 € - 2 000 €
Description
Ecole FRANCAISE vers 1795. Portrait de "Monsieur Alexis" en uniforme du 1er régiment de Cadre du Léon de l'Armée Royale de l'Ouest. Huile sur toile titrée au dos. Hauteur : 72,5 cm. Largeur : 54,5 cm. (Accidents, restaurations). En buste, il porte un habit rouge écarlate, collet droit échancré bleu foncé à double passepoil d’or, revers écarlate passepoilés d’or, parements bleu foncé passepoilés d’or, pattes d’épaule de même. Les retroussis non visibles ici étant blancs à fleurs de lys dorées. Bourrelets d’épaules et franges dorées, boutons jaunes. Gilet blanc à boutons de drap. Provenance : - Par tradition familiale : comte Henri-Alexis Hingant de Saint-Maur, dit "Monsieur Alexis". - Par descendance directe et ininterrompue à la 5e génération, baron Moreau de Bellaing, manoir du Vally, à Guingamp. Note historique du régiment de Dresnay, puis de Léon : Le marquis de Dresnay a rassemblé depuis le mois d’avril 1793 à Jersey un corps de troupe de 20 compagnies de 60 hommes chacune, formé d’émigrés français et destiné à constituer les cadres de futurs régiments bretons, normands ou vendéens en cas d’une descente en France. À Jersey, la situation des nobles est en général fort précaire. Les quelques louis hâtivement rassemblés dans la précipitation du départ, s’épuisent rapidement et la dernière ressource se résume dans l’indemnité mensuelle de 36 livres que leur attribue le gouvernement de Jersey. Au mois d'août 1794, du Dresnay, qui a rassemblé environ 400 hommes, est nommé au commandement d'un régiment « à cocarde blanche »; il doit quitter Jersey pour aller s'occuper des affaires de son nouveau corps à Londres. Le Gouvernement anglais, sur le conseil du comte de Puisaye, décide alors de former dans les îles anglo-normandes, une série de « régiments de cadres », sur le type de l'ancien corps de du Dresnay. D'après Puisaye, « un des premiers objets de l'établissement de ces corps fut d'offrir un moyen de vivre à un nombre d'émigrés dont la situation paraissait ici telle qu'ils ne puissent trouver qu'agréable une honorable manière de subsister, quoique modique, jusqu'à ce que, par la suite, on vit jour à une expédition en France. Si un événement aussi heureux avait jamais lieu et qu'on parvint à former des régiments des habitants de ces contrées, il n'y a pas de doute que le désir du Gouvernement (anglais) est de prendre de préférence pour officiers de ces mêmes régiments, ceux qui, soit comme officiers, soit comme soldats, font partie de ce corps, et de les placer aussitôt que possible dans une situation convenable à leur rang et à leur mérite ». Très rapidement, le corps se recrute parmi les Bretons de l'ancien « du Dresnay et des volontaires venus d'Angleterre et d'Allemagne. Retenu, par des ordres supérieurs, à Londres, Dresnay est forcé de laisser son régiment avant le débarquement des émigrés à Quiberon, sans pouvoir y prendre part, à cause d’intrigues, selon d’autres source. Le gouvernement anglais juge que Dresnay a fort à faire avec la formation de ses recrues. Il ordonne que le rassemblement de Jersey formera à l'avenir deux corps séparés. Le commandement du premier doit réunir les gentilshommes Bretons et est donné à Louis-Antoine de Rohan-Chabot (1733-1807), prince de Léon, dont le nom, le rang, et les immenses propriétés en Bretagne, doivent rendre ce choix aussi agréable à ses compatriotes qu'il est avantageux, sous tous les rapports, à la cause générale. On appelle donc cette unité : régiment du Dresnay, puis de Léon. Celui du second régiment, qui comprend les émigrés des autres provinces, est conféré au comte du Trésor, gentilhomme Normand, officier général d'un vrai mérite, qui jouit à juste titre de l'estime générale. D’ailleurs, du fait de cette nomination, la plupart des émigrés, en état de porter les armes, qui vivaient à Londres, ou qui étaient dispersés dans les comtés ; d'autres que les bruits qui s'étaient répandus sur le continent, en attirent journellement en Angleterre, fait offre de leurs services. C’est donc le régiment de Léon du prince Louis-Antoine de Rohan-Chabot (1733-1807) qui participe au débarquement des émigrés à Quiberon. La vie du comte Henri-Alexis Hingant de Saint-Maur fût toute tournée vers la défense du Trône et de l'Autel. Né en 1754 à Guitté (Poudouvre), il débute sa carrière aux Canonniers garde-côtes de Bretagne. Après une première arrestation en 1791, il est emprisonné à Broons et émigre peu après à Wittich (Allemagne). Il prend part à la campagne de 1792 dans l'Armée des Princes et passe à Jersey en 1793 comme volontaire dans le corps d'émigrés sous les ordres du Marquis du Dresnay. Ayant débarqué à Quiberon en 1795, il se met à disposition de Georges Cadoudal qui l'envoie organiser la Chouannerie en Léon et Trégor. Nommé chef de division de l'Armée des Chouans avec le grade de Colonel le 23 janvier 1796, il participe à différentes affaires, particulièrement à celles de Pommerit, Penvénan et Brélidy près Tréguier. Il a sous ses ordres le réputé "Pierre Taupin" chef chouan à Guingamp. En 1799, "Monsieur Alexis" passe sous les ordres directs de Georges Cadoudal. Ayant fait sa soumission en 1800, il est amnistié et placé en résidence surveillée jusqu'en 1805. Il reprend du service en 1815 dans la Division de Sol de Grisolles et est fait Chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1817. Il meurt en 1832 au manoir du Vally à Guingamp, propriété dont il avait fait l'acquisition en 1811. (Source : écrits d’Yves Moreau de Bellaing, son arrière-arrière-petit-fils).
À propos de la vente FLORILEGE 2026
Lieu de vente
Date 27/06/2026 à 14h00
Description du lot modifiée le 09/06/2026 à 17h40
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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