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[PORTUGAL - ARBRE GÉNÉALOGIQUE DE LA MAISON D'AVIZ] Grand ar…
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Estimation 600 € - 1 000 €
Lot volontaire
Description
[PORTUGAL - ARBRE GÉNÉALOGIQUE DE LA MAISON D'AVIZ] Grand arbre généalogique enluminé sur parchemin de la dynastie royale portugaise, présentant les lignées dynastiques depuis le roi Jean Ier d'Aviz jusqu'à Carl
Grand parchemin manuscrit et enluminé, représentant un arbre généalogique détaillé de la Maison d'Aviz, avec la succession des souverains du Portugal et de leurs descendants sur neuf générations, à partir du fondateur de la maison, le roi Jean Ier d'Aviz (1357-1433). Chaque personnage est accompagné d’un blason enluminé en couleurs, surmonté de la couronne correspondant à son rang, allant de noble à empereur en passant par roi et ecclésiastiques ; les principales alliances matrimoniales avec les dynasties royales et impériales européennes y sont également représentées.
Le parcours généalogique culmine avec Charles II d'Espagne (1661-1700), dont les armoiries, surmontées de la couronne royale, occupent le coin gauche. À sa droite sont représentés ceux qui semblent constituer les principaux prétendants ou héritiers de la lignée de la Maison d’Aviz : Dom Manuel de Portugal et son frère Dom Fernando Alexandre de Portugal (1634-1687), marquis de Trancoso et premier comte de Sandim, ainsi que, dans le coin de droite, Manuel José Cortizos, éminent financier de la cour de Charles II, héritier de la puissante maison bancaire fondée sous le règne de Philippe IV et chevalier de l’Ordre de Calatrava.
La présence de ces personnages, étrangers à la lignée dynastique régnante, suggère que le parchemin ne constituait pas un simple exercice généalogique, mais qu’il était probablement conçu comme un instrument de légitimation nobiliaire, visant à démontrer le lien direct entre les marquis de Trancoso et, vraisemblablement, de la famille Cortizos, avec l’ancienne dynastie des souverains portugais. Cette hypothèse semble cohérente avec le contexte politique délicat qui a suivi la Restauration portugaise de 1640, lorsque de nombreux membres de la haute noblesse lusitanienne restés fidèles à la monarchie espagnole des Habsbourg ont vu leur position compromise au Portugal. Le cas du titre de marquis de Trancoso, créé en 1653 par Philippe IV d'Espagne pour Dom Luís Guilherme de Portugal et jamais reconnu par la monarchie restaurée des Bragance, est particulièrement significatif, circonstance qui rend plausible la rédaction d'un document généalogique élaboré destiné à étayer des prétentions de prestige, de rang et de continuité dynastique auprès de la cour de Madrid. Dans cette perspective, le document revêt les caractéristiques d’une véritable généalogie de légitimation, destinée non pas tant à reconstituer une succession historique qu’à soutenir une continuité dynastique au service des aspirations politiques et sociales de ses commanditaires.
Document généalogique sur parchemin (88 x 63 cm) comportant de nombreux blasons enluminés de différentes couleurs, surmontés de couronnes nobiliaires. (Défauts et pertes de couleur sur les miniatures ; traces habituelles dues au temps et à l'usage). Dans un cadre ancien. (1)
[PORTUGAL ; ARBRE GÉNÉALOGIQUE DE LA MAISON D'AVIZ]. Grand arbre généalogique enluminé sur vélin de la maison royale portugaise d’Aviz, retraçant la descendance dynastique du roi Jean Ier d’Aviz jusqu’à Charles II d’Espagne, aux marquis de Trancoso et à la famille de banquiers Cortizo. Espagne ou Portugal, vers 1650-1685.
Grand manuscrit enluminé sur vélin représentant un arbre généalogique détaillé de la maison d’Aviz, retraçant la succession des souverains portugais et de leurs descendants sur neuf générations, à commencer par le roi Jean Ier du Portugal (1357-1433). Chaque personnage est accompagné d’un blason finement peint, surmonté de la couronne ou de la couronne appropriée, indiquant son rang – du noble à l’empereur, en passant par les rois et les hauts dignitaires ecclésiastiques – et les principales alliances matrimoniales avec les grandes dynasties royales et impériales d’Europe sont soigneusement consignées.
La lignée généalogique culmine avec Charles II d’Espagne (1661-1700), dont les armoiries royales occupent le coin supérieur gauche de la composition. À sa droite apparaissent ce qui semblent être les principaux prétendants au titre ou les continuateurs de la lignée des Aviz : Dom Manuel de Portugal et son frère Dom Fernando Alexandre de Portugal (1634-1687), marquis de Trancoso et 1er comte de Sandim, ainsi que, dans le coin supérieur droit, Manuel José Cortizos, financier influent à la cour de Charles II, héritier de la puissante maison bancaire fondée sous le règne de Philippe IV d’Espagne et chevalier de l’ordre de Calatrava.
La présence de ces personnages, qui n’appartenaient pas à la lignée royale régnante, suggère fortement que le manuscrit n’a pas été conçu simplement comme un registre généalogique, mais comme un instrument de légitimation nobiliaire, destiné à démontrer la descendance directe des marquis de Trancoso et, très probablement, de la famille Cortizos, de l’ancienne dynastie royale portugaise. Cette interprétation s'inscrit parfaitement dans le climat politique délicat qui a suivi la Restauration portugaise de 1640, lorsque de nombreux membres de la noblesse lusitanienne restés fidèles à la monarchie espagnole des Habsbourg ont vu leur position au Portugal sérieusement compromise. Le titre de marquis de Trancoso, créé en 1653 par Philippe IV d’Espagne pour Dom Luís Guilherme de Portugal mais jamais reconnu par la monarchie de Bragance restaurée, revêt une importance particulière, ce qui rend tout à fait plausible la production d’un document généalogique aussi élaboré comme moyen d’affirmer son prestige, de rang et de continuité dynastique à la cour de Madrid. Dans cette optique, le manuscrit doit être considéré comme une véritable généalogie de légitimation, destinée moins à documenter une succession historique qu’à étayer une continuité dynastique au service des aspirations politiques et sociales de ses commanditaires.
Manuscrit généalogique sur vélin (88 x 63 cm). Nombreuses armoiries enluminées en couleurs et surmontées de couronnes nobiliaires et royales (pertes de pigments et défauts mineurs au niveau des miniatures ; traces habituelles de vieillissement et d’usure). Conservé dans un cadre ancien. (1)
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À propos de la vente
ISSUS DES COLLECTIONS CURTIS DU PALAZZO BARBARO : PEINTURES, MEUBLES, ŒUVRES D'ART
Lieu de vente
Date
29/09/2026 à 14h45
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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