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PARIS ENTRE 1868 ET 1877 : ORFEVRE JULES WIESE (1818 – 1890)
PARIS ENTRE 1868 ET 1877 : ORFEVRE JULES WIESE (1818 – 1890)
Estimation 8 000 € - 10 000 €
Lot volontaire
Description
PARIS ENTRE 1868 ET 1877 : ORFEVRE JULES WIESE (1818 – 1890)
Aiguière en argent 950°/°° de styles Louis XVI et Renaissance, chers au XIXe siècle : sur le pied se déroulent une frise de lauriers, puis des cannelures sur fonds amatis, en rappel sur le bec verseur terminé par une goutte, d’un rang de perles, et sur le corps des frises et des rinceaux d’acanthe soulignés de la devise : « Qui mesure dure » en lettres gothiques à la manière d’une ceinture à boucle encadrant le monogramme AC (pour Adelina de Caux). Le col de l’aiguière est ceinturé d’une frise de fleurs en chute rapportée, l’ouverture du bec verseur est en forme de bec de canard. La prise, en proue de navire, figure une femme vestale sculptée en ronde-bosse portant une coiffure de perles néo-renaissance, sa tunique semblant plaquée sur son corps par les vents rencontrés. Sa taille est marquée d’une ceinture en argent doré ornée d’une turquoise. Le couvercle ouvrant à charnière est surmonté d’une pomme de pin sur sa terrasse de feuilles.
Poinçon : minerve
Orfèvre : signature en toutes lettres au revers : WIESE Paris
Poids : au revers gravé à l’anglaise : « Poids 2K970, Argent 1er Titre »
Hauteur : 36,5 cm
Le monogramme composé des initiales « AC » et de la devise « Qui mesure dure » sont associés à la diva d'opéra Adelina Patti (1843 – 1919), ou Adelina de Caux, qui, à l'âge de 25 ans, le 29 juillet 1868, épousa Louis-Sébastien-Henri de Roger de Cahuzac, marquis de Caux, de dix-sept ans son aîné. Leur mariage dura neuf ans, jusqu'à ce qu’ils se séparent en 1877.
Cette oeuvre est à rapprocher d’une probable commande globale à Jules WIESE, destinée à la table de toilette d’Adelina lors de ce mariage. En témoigne le somptueux miroir de toilette en argent doré, de style Renaissance, reproduit dans l’ouvrage consacré à Jules WIESE, dans lequel on retrouve les rinceaux d’acanthe et – comme un clin d’œil – le détail de la turquoise sur la ceinture de l’aiguière figurant également sur le miroir, sous le monogramme et la devise de la Diva.
Aujourd’hui oubliée, « La Patti » cantatrice internationale (soprano colorature), ayant fait les beaux jours des scènes parisiennes sous le second Empire jusqu’à la fin du siècle, citée en 1866 par Jacques Offenbach dans « La Vie Parisienne », en 1879 par Emile Zola dans « Nana », ne bénéficie d’aucun nom de rue parisienne contrairement à cette autre diva L’Alboni (Marietta Alboni) - métro Passy - , avec laquelle elle partagea la scène lors d’un dîner chez Rossini.
Peut-être un oubli à réparer ?
Ouvrage consulté : Silke HELLMUTH : Jules WIESE und sein Atelier – Editions NICOLAI 2014 – pages 173 à 177 « Toilettenspiegel im Neorrenaissancestil »
Oeuvre en rapport : Galerie Neuse de Bremen Vers 1868, hauteur : 57 cm – longueur du socle : 41,3 cm –
Vendu chez Sotheby’s Monaco d’une collection privée : Bel ameublement et orfèvrerie européenne, Monaco 24 juin 2000 n°348 puis Sotheby’s : Importante orfèvrerie européenne, Paris 10/06/2004 n°167 :
Extraits : Jacques OFFENBACH « La vie Parisienne » : premier acte de l’Opéra-bouffe : « Je veux, moi, dans la capitale voir les divas qui font fureur, voir la Patti dans Don Pasquale et Theresa dans le Sapeur », Emile ZOLA : « Nana » : chapitre 3 : « Avez-vous entendu la Patti dans le Barbier ? »
Expert Claire Badillet à Paris
À propos de la vente
GRENOBLE - Arts Collections - Octobre 2026
Lieu de vente
Date
06/10/2026 à 18h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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