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156 - RARE HANAP MÉDIÉVAL Coupe à boire circulaire en argent, la b…

Estimation 8 000 € - 12 000 €
Description
RARE HANAP MÉDIÉVAL Coupe à boire circulaire en argent, la bordure dorée (vermeil), décor au repoussé d'une frise de festons architecturée alternant arcs en plein cintre et culot de trèfles. Au dessous : un poinçon non identifié (probablement poinçon de ville ?) et deux striches d'essai. Un symbole soigneusement gravé d'un B gothique augmenté d'une petite croix et un blason gravé plus naïvement au couteau. France, XIVe siècle, vers 1340. Hauteur : 4 cm - Diamètre : 17,8 cm - Poids : 416,5 g. (Usures et accidents) Bibliographie : – Catherine Arminjon et Francis Muel, « Un ensemble exceptionnel d’orfèvrerie civile médiévale : le trésor de Coëffort », Bulletin monumental, t. 142-II, 1984, p. 135-158. Notice : Ce hanap daté du XIVe siècle est un témoin rarissime de l’orfèvrerie civile du Moyen Âge français. En effet ces pièces ont subi les affres des guerres, les fontes royales mais aussi les changements de goût et l’évolution des styles décoratifs. Le vin, traditionnellement dilué tout au long du Moyen Âge, était généralement versé jusqu'à un repère (ici peut-être la frise de festons) puis de l'eau était ajoutée à l'évasement du bol, dans une proportion d'environ quatre pour un. Le musée du Louvre conserve une série de quatre hanaps [N° inv. OA 11783  à OA 11786] provenant du trésor dit de l'Ariège dont la datation est antérieure à 1361. Objet de luxe, les hanaps étaient généralement gravés d'une marque de propriété comme celui du Louvre précité [OA 11786] et celui dit du trésor de Gaillon que conserve le musée de Cluny [N° inv. CL1951] qui présentent tous deux des blasons gravés exactement avec la même naïveté que celui dont est pourvu notre exemplaire. Notre exemplaire présente également au revers un symbole gravé particulièrement singulier, distinct du poinçon : une lettre gothique (peut-être un B), augmentée d’une petite croix.   À ce jour, l’unique rapprochement véritablement pertinent semble devoir être fait avec les marques gravées relevées sur les hanaps du trésor de Coëffort, publiés par Catherine Arminjon et Francis Muel dans le Bulletin monumental en 1984. Les auteurs y décrivent une marque formée d’un C gothique également augmenté d’une petite croix, sans l’interpréter comme un poinçon, et proposent d’y voir un signe d’appartenance, peut-être lié à une confrérie. Cette occurrence, apparemment isolée dans le corpus de l’orfèvrerie civile médiévale française, doit être mise en rapport avec la marque de notre hanap. Elle permet d’avancer une hypothèse nouvelle : celle d’une lettre-signature, ou d’une lettre distinctive de datation, employée non comme poinçon de contrôle, mais comme signe d’affectation, d’appartenance ou de reconnaissance au sein d’un groupe. Cette marque, à mi-chemin entre l’initiale, l’emblème et le signe de communauté, fait de notre hanap un document d’autant plus précieux qu’il semble conserver l’écho d’un système d’identification médiéval presque entièrement disparu. Notons que le dernier hanap d'argent médiéval qui fut présenté aux enchères était un hanap toulousain du XVe siècle en provenance de la Manny Davidson Collection, il fut adjugé 57 150 € chez Sotheby's le 6 novembre 2025 (Lot 140).
À propos de la vente HAUTE ÉPOQUE
Lieu de vente
Date 08/07/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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