Premium Kunstauktionshaus Schloss Ahlden
1721
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Felix Nussbaum (1904, Osnabrück - 1944, camp de concentratio…
Voir la version originale (English)
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Felix Nussbaum (1904, Osnabrück - 1944, camp de concentratio…
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Estimation 55 000 € - 110 000 €
Lot volontaire
Description
Felix Nussbaum (1904, Osnabrück - 1944, camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau)
Paysage du sud avec une ferme au début du printemps
Ce tableau, qui fait partie des premières œuvres de l’artiste, reflète encore l’influence de Vincent van Gogh, qu’il s’est toutefois progressivement efforcé de dépasser. Tout dans ce paysage est pensé en termes de surface, seuls quelques contours de la composition lui conférant une certaine solidité, tout comme les structures graphiques que Nussbaum a insérées dans la peinture encore fraîche à l’aide d’une technique de grattage de type sgraffite, en utilisant l’extrémité dure de son pinceau. Par la sobriété du motif et le caractère plan de l’œuvre, Nussbaum s’inscrit dans la tradition de Vincent van Gogh, dont il a d’ailleurs suivi les traces de très près lors d’un voyage dans le sud de la France. En 1923, Nussbaum avait commencé ses études de peinture à Berlin, d’abord dans les ateliers d’étude de peinture et de sculpture (école Lewin Funcke) auprès de Willy Jaeckel, puis, à partir de 1924/25, aux Écoles d’État unifiées des arts libres et appliqués auprès de César Klein. Dès 1927, le peintre, alors âgé de seulement 22 ans, avait déjà présenté une exposition personnelle à la galerie Casper à Berlin. En 1928, Nussbaum devint élève de maître auprès de Hans Meid aux Écoles d’État. En 1928/29, il partit sur les traces de son premier modèle, Vincent van Gogh, en passant par la Belgique pour rejoindre le sud de la France. À son retour, il réalisa une série d’œuvres représentant des paysages composés de manière plane, qui faisaient en partie directement référence à Van Gogh, mais rappelaient également les œuvres de Maurice Utrillo, d’Henri Rousseau ou encore de Giorgio de Chirico. Nussbaum ne travaillait pratiquement jamais d’après nature, mais presque exclusivement en atelier – il puisait beaucoup dans son imagination. Il revint, non pas en tant qu’épigone expressionniste de Van Gogh, mais avec un style qui lui était propre. Son exposition de 1929 à la galerie Casper fut un véritable succès. Au cours des années suivantes, Nussbaum gagna de plus en plus en reconnaissance et en notoriété : en 1930, il exposa à la « Moderne Galerie Wertheim » à Berlin ; en 1931, son tableau « Der tolle Pariser Platz » (« Der tolle Platz »), une satire visant la direction de l’Académie prussienne des arts avec Max Liebermann, provoqua un scandale artistique à la Sécession berlinoise ; d’octobre 1932 jusqu’à son retour forcé en mai 1933, Nussbaum séjourna à Rome en tant qu’artiste invité de l’Académie allemande de la Villa Massimo. En décembre 1932, Nussbaum apprit toutefois que son atelier berlinois avait été ravagé par un incendie, emportant 150 tableaux et détruisant ainsi une grande partie de ses premières œuvres. La prise du pouvoir par les nazis en 1933 marqua un tournant radical dans la vie, l’art et la carrière de Nussbaum. En tant que Juif, il fut très tôt et sans relâche victime de répressions, ce qui le conduisit à émigrer en Belgique en 1935. Malgré les épreuves extérieures, il trouva la force créatrice nécessaire pour documenter artistiquement, à l’intention de la postérité, les événements, les diffamations et son destin personnel, et pour leur donner une expression profonde à travers des œuvres poignantes. Après des années d’exil marquées par les privations, l’internement et la vie dans la clandestinité, Felix Nussbaum et son épouse furent finalement déportés, puis sauvagement assassinés à Auschwitz en 1944. Depuis 1969/70, son œuvre et son importance ont été progressivement redécouvertes et mises à l’honneur. En 1998, la Maison Felix Nussbaum a été érigée en son honneur sous la forme d’un musée, d’après les plans de l’architecte Daniel Libeskind, afin de transmettre son héritage : « Si je disparais, ne laissez pas mes tableaux mourir. » Huile sur toile, récemment remontée sur châssis et doublée. Signée et datée en bas à gauche 193(0?). 50 cm x 60 cm. Encadrée.
Bibliographie/Référence : Peter Junk et Wendelin Zimmer : « Felix Nussbaum. Vie et œuvre. Avec la collaboration de Manfred Meinz », Cologne et Bramsche 1982, n° 62.
Bibliographie générale : catalogue d’exposition « Felix Nussbaum. Art proscrit – Art de l’exil – Art de la résistance », troisième édition révisée et augmentée, Osnabrück 1994.
Provenance : succession de l’artiste ; collection privée d’Allemagne du Nord.
Huile sur toile, retendue. Signée et datée 193(0?). Provenant de la succession de l'artiste.
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À propos de la vente
Vente aux enchères internationale d'œuvres d'art n° 197 – 2e partie
Lieu de vente
Date
05/09/2026 à 10h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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