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FERDINAND II DE TYROL. Lettre signée « Ferdinand », en allem…
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FERDINAND II DE TYROL. Lettre signée « Ferdinand », en allem…
Estimation 4 000 € - 6 000 €
Lot volontaire
Description
FERDINAND II DE TYROL. Lettre signée « Ferdinand », en allemand, contresignée par Justinian Moser en qualité de chancelier, adressée à un prince souverain. Innsbruck, 12 juin 1583. 3 pp. 1/2 in-folio.
DEMANDE DE PRIVILEGE EN FAVEUR DU BARON HANS ALBRECHT VON SPRINZENSTEIN auf Neuhaus, pour « une technique de fonte nouvellement découverte » (« ainer newerfunden Gießkunst »).
Cette technique permettait de produire une « artillerie légère par fonte » (« mit Gießung ringes Geschüz ») : « CHAQUE PIECE EST PLUS LEGERE DE MOITIE et plus que beaucoup de celles que l'on s'applique à fondre maintenant et jusqu'à présent, ET POURTANT TIRE LE MEME POIDS DE POUDRE ET PLOMB QU'UNE AUTRE ET MEME PLUS ENCORE » (« ain Jedes Stuckh, umb halben thail und noch ain merers alls man jezund und bißdahere zu giessen pflegt, ringer sain, und dannacht das Khraut und Lot, wie ainannder Stuckh das mer alls noch so schwer schiessen »).
Ferdinand de Tyrol donne aussi ici copie d'un certificat par lequel il dit avoir constaté de visu l'efficacité d'un fauconneau produit par cette nouvelle technique.
ARCHIDUC D'AUTRICHE, COMTE DU TYROL ET DE L'AUTRICHE ANTERIEURE, FERDINAND DE HABSBOURG (1529-1595) était le fils de l'empereur Ferdinand Ier et d'Anne Jagellon (reine de Bohème et de Hongrie), le frère de l'empereur Maximilien II, et donc le neveu de Charles Quint. Il fut fait gouverneur de la Bohème, grand-bailli d'Alsace, comte souverain du Tyrol, et mena une action résolue contre l'influence du luthéranisme dans ses États.
PRINCE D'UNE COUR BRILLANTE, malgré de lourdes difficultés financières, il fit de son château d'Ambras près d'Innsbruck un important lieu de culture, réunit une importante bibliothèque, un cabinet de curiosités réputé, et la plus grande collection d'armes et armures de son temps.
Il épousa une roturière, puis, veuf en 1582, se maria en secondes noces avec Anne-Catherine Gonzague, fille du duc de Mantoue.
UN DES GRANDS INGENIEURS MILITAIRES DE LA RENAISSANCE, LE BARON VON SPRINZENSTEIN (1543-1598) est l'auteur d'inventions techniques importantes, principalement dans le domaine de l'artillerie, mais aussi dans celui du génie (fortification, ponts, etc.). Élevé à la Cour de l'archiduc Charles, duc de Styrie, il fut principalement au service de la maison de Habsbourg : entré comme officier au service de l'archiduchesse Jeanne d'Autriche, grande-duchesse de Toscane par son mariage avec François de Médicis, et entra en 1578 dans la Maison de l'archiduc Ferdinand, comte de Tyrol, où il vint à occuper les fonctions de conseiller d'État. En 1584, il partagea son service entre Ferdinand de Tyrol et Guillaume de Bavière, conduisant également des missions pour le compte de l'archiduc Maximilien, roi de Pologne, pour le duc Charles III de Lorraine, et pour l'archiduc Mathias. Nommé en 1593 conseiller aulique militaire de l'empereur, c'est-à-dire membre du conseil ministériel chargé de l'administration de la guerre, il devint en 1595 intendant général des forteresses autrichiennes, et participa aux campagnes contre les Turcs, notamment en Hongrie où ses explosifs permirent la reprise de Raab (Györ).
Photos modifiées le 01/06/2026 à 16h41
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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