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Pierre-Adolphe HALL (1739-1793)
Portrait de Marie-Joséphine …
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Pierre-Adolphe HALL (1739-1793)
Portrait de Marie-Joséphine …
Estimation 6 000 € - 8 000 €
Lot volontaire
Description
Pierre-Adolphe HALL (1739-1793)
Portrait de Marie-Joséphine Louise de Savoie (1753-1810),
comtesse de Provence, circa 1785
Gouache et aquarelle.
D. 8 cm
Annotations de provenance au verso.
Dans un encadrement précieux.
Provenance :
- J. Pierpont Morgan, Williamson cat. n°486
- Christie’s, Londres, Catalogue of the famous collection of miniatures of the British and foreign schools, the property of 1. Pierpont Morgan, 24 juin 1935, lot. 557
- Sotheby’s, Londres, 4 décembre 1985, lot. 103
- Collection du Dr. Erika Pohl-Stroher
Bibliographie :
- Charles Dupechez; La Reine Velue, Paris 1993
- Régine de Plinval; Pierre Adolphe Hall, Paris 2000
- L. R. Schidlot; La miniature en Europe, Graz 1964, p. 339
- G. C. Williamson; Catalogue of the Collection of Miniatures, the property of. Pierpont Morgan vol 3, Londres. 1907, n. 486 p 12
Un document CITES sera remis à l’acquéreur
Par la physionomie de la comtesse de Provence et son rapprochement avec les portraits exécutés par Joseph Boze vers 1785-1786, cette miniature peut être située autour de 1785. Cette datation coïncide avec une période importante dans la vie de Marie-Joséphine de Savoie, marquée par l’arrivée de Jeanne-Marguerite de Gourbillon auprès de la princesse, officiellement attachée à son cabinet le 10 avril 1785. Hall travailla alors pour l’entourage des Provence, au moment même où l’image de la comtesse connut une diffusion particulièrement importante. Charles Dupechez décrit cette période comme une véritable renaissance morale pour la princesse : « la princesse est tout bonnement en train de ressusciter. Son
goût à la vie se réveille… ». Cette évolution pourrait expliquer le foisonnement de portraits de la comtesse de Provence exécutés dans ces années.
D’un tempérament réservé et réfléchi, Marie-Joséphine supportait difficilement l’étiquette versaillaise et recherchait davantage le calme des promenades et des résidences de plaisance. Cette sensibilité transparaît ici dans l’atmosphère intime et presque confidentielle de la composition, éloignée des représentations officielles de cour.
Le catalogue de la collection J. Pierpont Morgan décrivait l’objet tenu par la princesse comme une miniature. Il pourrait toutefois s’agir plus vraisemblablement d’un miroir, attribut traditionnel de la Prudence dans l’iconographie allégorique. Cette lecture donnerait tout son sens à la présence de la figure féminine à l’antique et à la tonalité volontairement discrète et méditative de la scène, conçue comme une évocation symbolique de la sagesse et de la retenue, qualités alors volontiers associées à la comtesse de Provence.
Par la finesse de son exécution, la délicatesse de sa palette et l’extrême raffinement psychologique du modèle, cette miniature compte parmi les réalisations les plus accomplies de Pierre-Adolphe Hall. Sa prestigieuse provenance, depuis la collection de J. Pierpont Morgan jusqu’à celle du Dr. Erika Pohl-Stroher, renforce encore le caractère exceptionnel de cette œuvre, dont l’intimité de ton demeure sans équivalent parmi les portraits connus de la famille royale française.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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