Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium Astrid Guillon Maison de ventes aux enchères
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Ecole FRANCAISE, 1766
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Ecole FRANCAISE, 1766
Estimation 3 000 € - 5 000 €
Lot volontaire
Description
Ecole FRANCAISE, 1766
Portraits de Nicolas Jourdain (né en 1732) et de son épouse Marie Mortet (1733-1767)
Paire de toiles d'origine
Hauteur : 64 cm
Largeur : 54 cm
Inscription au revers de la toile 'N. JOURDAIN A ETE / PEINT AGÉ / DE 34' et 'MARIE MORTET / EPOUSE . DE .
NICOLAS / JOURDAIN . MARCHAND / A LANGRES . LE / 23 DECEMBRE 1767 / A DECEDEE AGEE / DE 34 ANS / A .
ETE. PEINTE. LANNEE / 1766 AGEE . DE 33 ANS'
Nicolas Jourdain et Marie Mortet se sont mariés à l'église Saint-Pierre de Langres le 21 octobre 1755, et ont eu
deux enfants : le premier, prénommé Nicolas comme son père, né en 1757 et Jeanne, née en 1762 (source
geneanet). Ils sont habillés à la mode parisienne de l'époque Louis XV, témoignant d'une certaine aisance, lui en
veste rose et chemise, portant une perruque et un catogan. Marie Mortet est vêtue d'une robe à la française
ornée de ses engageantes en dentelle. Elle est probablement en soie, unie de couleur gris perlé, avec des motifs
de ruchers.
Désigné, au revers, comme marchand, et comme négociant dans les archives langroises, il serait tentant de
rapprocher notre modèle masculin d'une famille d'artisans travaillant dans la coutellerie. Depuis le XIVe siècle,
Langres était spécialisée dans la fabrication des couteaux et des instruments tranchants, pour les chirurgiens
par exemple. Cette industrie connait son apogée au XVIIIe siècle, la ville comptant environ 100
maîtres-couteliers en 1740. Un orfèvre nommé Nicolas Jourdain est reçu en 1734 (le musée du Louvre possède
un couvert de table portant son poinçon, vers 1766-1768, département des objets d'art n°OA 9755 et d'autres
pièces orfévrées de lui sont connues). Ce nom est aussi associé à une manufacture de cotonnade après 1760
(Georges Viard, Langres au temps de Diderot [compte-rendu], Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie
Année 1987, n° 3, pp. 149-151).
La Maison des Lumières à Langres possède un portrait présumé de Denise Diderot (soeur de Diderot), du même
peintre que notre paire, presque identique au nôtre. La pose et la robe sont semblables, il manque juste
l'écharpe noire. La femme représentée parait légèrement plus âgée.
Provenance : Collection particulière, Besançon
Experts : Cabinet Turquin
À propos de la vente
LE GOUT CLASSIQUE : une collection bisontine et à divers, tableaux anciens et régionaux, objets d'art et mobiliers
Lieu de vente
Date
19/09/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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