portrait d'une femme en robe bleue avec un chien noirPhoto 2/5 du lotPhoto 3/5 du lotPhoto 4/5 du lotPhoto 5/5 du lot
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67 - François-Hubert DROUAIS (Paris, 1727 – 1775) Portrait de fem…

Estimation 30 000 € - 50 000 €
Description
François-Hubert DROUAIS (Paris, 1727 – 1775) Portrait de femme au chien noir, dit de Madame de Tencin Huile sur toile Signée et datée ‘ Drouais le fils. / 1756’ à gauche Portrait of a woman with a black dog, known as Madame de Tencin, oil on canvas, signed and dated, by F.-H. Drouais 24.01 x 19.68 in. 61 x 50 cm Provenance : Collection Nathaniel de Rothschild (1812-1870) et Charlotte de Rothschild (1825-1899) ; Par succession à son petit-fils ; Collection Henri de Rothschild (1872-1947) ; Puis par descendance ; Collection particulière européenne Expositions : Exposition de quatre portraitistes du XVIIIe siècle, Paris, janvier-février 1930, n° 35, repr. pl. XI Bibliographie : Cyrille Gabillot, "Les trois Drouais", Gazette des Beaux-Arts, Paris, 1906, repr. p. 249 Charles Morice, "La collection Henri de Rothschild", L’Art et les artistes, Paris, 1906, p. 232, repr. p. 226 Pauline Prevost-Marcilhacy, Les Rothschild, une dynastie de mécènes en France, vol. 1, Paris, 2016, p. 191 Œuvre en rapport : François-Hubert Drouais, Portrait du Capitaine Robert Poitou, marquis de Tencin, huile sur toile, signée et datée ‘Drouais le fils, 1756’, 61 x 50 cm, localisation inconnue (fig. 1) Membre d’une dynastie de portraitistes, François-Hubert Drouais, dit Drouais le fils, fut l’un des représentants du genre les plus appréciés du règne de Louis XV. Après avoir reçu de son père ses premières leçons puis s’être formé auprès des peintres les plus éminents de son temps, Drouais s’éleva au rang d’académicien en 1758. Il rencontra rapidement un grand succès à Versailles et devint notamment le portraitiste de la famille royale et de Madame de Pompadour, dont il réalisa le célèbre portrait à son métier à broder, conservé à la National Gallery de Londres. L’artiste sut se distinguer en proposant des portraits de cour flatteurs, avec une manière fine et précieuse, particulièrement attentive aux effets des matières et aux tons laiteux des carnations. Drouais renouvela également ce genre par son sens charmant de la mise en scène. Les membres de la haute aristocratie se retrouvèrent ainsi portraiturés dans leurs somptueux intérieurs, occupés à écrire des lettres, à coudre, ou à caresser leurs chiens, comme sur notre tableau. Le modèle, en buste de trois-quarts, porte une robe à décolleté carré en soie brodée de motifs floraux. De larges rubans bleus moirés, rappelant la couleur de ses yeux, ornent sa tenue, son collier ras-de-cou ainsi que la dentelle de sa chevelure poudrée. Les traits fins et élégants de son visage sont mis en valeur par le rose de ses lèvres et du fard de ses joues. Enfin, elle tient dans ses bras un petit chien noir et un manchon de fourrure, motifs récurrents dans les portraits féminins de Drouais. Réalisé deux années avant la réception du peintre à l’Académie royale, ce portrait présumé de Gabrielle de Chemery et Coucy, marquise de Tencin, était conservé, avec son pendant – le Portrait du capitaine Robert de Poitou, marquis de Tencin (fig. 1) – dans les collections de Charlotte de Rothschild, la fille du baron James, le fondateur de la branche parisienne de la famille. A sa mort, en 1899, son petit-fils, le baron Henri de Rothschild, hérita notamment de sa prestigieuse collection de peintures françaises du XVIIIe siècle, comptant les deux portraits – séparés par la suite –, qu'il exposa dans les salles du rez-de-chaussée de son hôtel particulier du 33 rue du Faubourg-Saint-Honoré, aménagé en un véritable musée en l'honneur du goût assuré de sa grand-mère. François-Hubert DROUAIS (Paris, 1727 – 1775) 61 x 50 cm
À propos de la vente Le goût Rothschild en héritage : Un pied-à-terre sur le Champ-de-Mars
Lieu de vente
Date 22/09/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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