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MURAT (JOACHIM). « NOUS AVONS ASSUMÉ LA COURONNE DES DEUX-SI…
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MURAT (JOACHIM). « NOUS AVONS ASSUMÉ LA COURONNE DES DEUX-SI…
Estimation 1 500 € - 2 000 €
Lot volontaire
Description
MURAT (JOACHIM). « NOUS AVONS ASSUMÉ LA COURONNE DES DEUX-SICILES... »
« Abbiamo assunto la Corona delle Due Sicilie... »
Lettre signée « Joachim Napoleon » en qualité de roi de Naples, en italien, adressée à son Conseil d’État. S.l., [fin du mois de juillet ou début du mois d’août 1808]. 2 pp. 1/4 in-folio sur un bifeuillet doré sur tranches filigrané à l’aigle impériale et à l’effigie de Napoléon Ier, petits manques en marges basses.
LETTRE INAUGURALE DE SON REGNE, ADRESSEE AU PRINCIPAL ORGANE GOUVERNEMENTAL DU ROYAUME DE NAPLES. Elle fut publiée au début du mois d’août dans toutes les gazettes de l’Empire, intégralement en italien, ou dans une traduction française un peu restreinte.
En sollicitant la collaboration du Conseil d’État, Joachim Murat démontre qu’il entendait respecter la Constitution de son prédécesseur Joseph Bonaparte, lequel l’avait promulguée le 20 juin 1808 alors qu’il se trouvait déjà à Bayonne et savait qu’il cesserait incessamment d’être roi de Naples pour devenir roi d’Espagne.
Si le statut de Bayonne conférant la Couronne d’Espagne à Joseph Bonaparte et celle de Naples à Joachim Murat date du 15 juillet 1808 avec effet le 1er août, la décision de Napoléon Ier était prise depuis mai. Dès le début du mois d’août, une délégation napolitaine se rendit à Turin pour attendre le nouveau souverain, au sein de laquelle se trouvaient deux conseillers d’États, le duc de Sant’Arpino (Alonso Sánchez de Luna) et l’économiste et philosophe Melchiorre Delfico. Cependant, Joachim Murat, qui aurait préféré le trône d’Espagne, mit du temps à se rendre en Italie et ne fit son entrée à Naples que le 6 septembre.
« I doveri, che accompagnano LA POSIZIONE IN CUI IL CIELO CI HA POSTI, CHIAMANDOCI AL GOVERNO DI UNA COSI BELLA E FLORIDA PARTE D’ITALIA, e a formare la felicità di tanti milioni di uomini, pieni d’energia, d’ingegno, e di ottime disposizioni, sarebbero sommamente gravi per l’animo nostro, se non fussimo già prevenuti della confidenza, che possiamo riporre nei lumi e nella fedeltà del nostro Consiglio di Stato, e dell’ajuto e cooperazione che dobbiamo aspettarci da esso nell’opera difficile ma gloriosa che il Cielo ci ha commessa. Noi dunque nel partecipare al Consiglio di Stato, che, mercé la divina Providenza e le disposizioni dell’augusto Imperatore Napoleone, nostro Cognato, contenuti nello statuto da lui emanato li 15 luglio, ABBIAMO ASSUNTO LA CORONA DELLE DUE SICILIE ; ci lusinghiamo di poter essere per la metà di agosto nel suo seno per deliberar con esso, ciò che possa esser utile all’amministrazione, e prosperità della nazione. E siccome LA COSTITUZIONE DELLO STATO, CHE ABBIAMO SOLLENNEMENTE ACCETTATA, formerà la base del nostro governo, cosi non dubitiamo, che il nostro Consiglio di Stato, misurando le proprie idee sulla medesima e sulle leggi precedenti, che in essa sono consacrate, non vorrà contribuire col suo studio, e con i suoi talenti a facilitare l’opera nostra, diretta tutta allo scopo di formare il sollievo e la felicità de’ nostri popoli. Incarichiamo pertanto ciascuna delle sezioni e delle commissioni particolari del Consiglio di continuare i loro rispettivi travagli sulle diverse parti dell’amministrazione a cui ciascuna di esse sezioni e commissioni è proposta, preparandoci tutto il travaglio su gli affari, che possa esser più necessario, affinché al nostro arrivo possiamo speditamente occuparcene, e deliberarlo. Ogni pruova che ci daranno i membri del nostro Consiglio di Stato, di patriotismo e di zelo per il bene della nazione, la riguarderemo come un titolo a quella stima, e contemplazione, che ci sarà grato di loro dimostrare in ogni occasione... »
Traduction :
« Les devoirs qui accompagnent LA POSITION DANS LAQUELLE LE CIEL NOUS A PLACE EN NOUS APPELANT AU GOUVERNEMENT D’UNE SI BELLE ET FLORISSANTE PARTIE DE L’ITALIE, et à contribuer à former la félicité de tant de millions d’hommes, pleins d’énergie, d’intelligence, et des meilleures dispositions, seraient éminemment pesantes à notre âme si nous n’avions pas déjà été informé de la confiance que nous pourrions placer dans les lumières et la fidélité de notre Conseil d’État, et de l’aide et coopération que nous devrions attendre de celui-ci dans l’œuvre difficile mais glorieuse que le Ciel nous a confiée. Nous, donc, faisant part au Conseil d’État que, par la Divine Providence et les dispositions de l’auguste empereur Napoléon notre beau-frère contenues dans le statut qu’il a promulgué le 15 juillet, NOUS AVONS ASSUME LA COURONNE DES DEUX-SICILES, nous nous flattons de pouvoir être à la mi-août en son sein pour délibérer avec lui de ce qui pourrait être utile à l’administration et prospérité de la nation. Et comme LA CONSTITUTION DE L’ÉTAT, QUE NOUS AVONS SOLENNELLEMENT ACCEPTEE, formera la base de notre gouvernement, nous ne doutons pas ainsi que notre Conseil d’État, pondérant ses propres idées sur celle-ci et sur les lois précédentes qui sont consacrées en elle, ne veuille contribuer par ses travaux et par ses talents à faciliter notre tâche, dirigée toute entière vers le but d’assurer le soulagement et la félicité de nos peuples. Nous chargeons en conséquence chacune des sections et des commissions du Conseil de continuer leurs travaux respectifs sur les différentes parties de l’administration dont chacune de ces sections et commissions est chargée, en y préparant tout le travail sur les affaires qui pourrait être le plus nécessaire, afin qu’à notre arrivée nous pussions rapidement nous en occuper et en délibérer. Chaque preuve de patriotisme et de zèle pour le bien de la nation que nous donneront les membres de notre Conseil d’État, nous la regarderons comme un titre à cette estime et considération qu’il nous sera agréable de leur témoigner en toute occasion... »
À propos de la vente
L'Empire à Fontainebleau - Seconde journée
Lieu de vente
Date
21/06/2026 à 10h30
Crédits photos :
Michel Bury et Henri du Cray
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