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172 - MURAT (JOACHIM). [MURAT EN CORSE REVANT A LA RECONQUETE DE N…

Estimation 3 000 € - 4 000 €
Description
MURAT (JOACHIM). [MURAT EN CORSE REVANT A LA RECONQUETE DE NAPLES] Pièce et lettre. CORSE, septembre 1815. RARISSIMES DOCUMENTS SIGNES DE CETTE EPOQUE DE LA VIE DE JOACHIM MURAT. Ayant quitté la France en raison de la Terreur blanche qui y sévissait après la chute définitive de l’Empire, Joachim Murat vint se réfugier en Corse, auprès du général Franceschetti, qui avait été à son service à Naples et qui demeurait alors chez son beau-frère à Vescovato. Ce beau-frère, royaliste, prévint le général Verrier, gouverneur militaire de l’île, qui tenta sans succès une arrestation. Murat, ne songeant qu’à revenir à Naples, réunit une petite troupe d’hommes et chercha à s’embarquer à Ajaccio. Un de ses anciens agents secrets, Macirone, lui apporta de la part de Joseph Fouché un passeport et de l’argent pour se rendre en Autriche sous le nom de comte de Lipona (anagramme de Napoli), mais il préféra s’embarquer pour Naples avec ses hommes sur la flottille d’un ancien corsaire maltais, Barbara. — Pièce signée avec 8 mots autographes (VESCOVATO en Corse, 2 septembre 1815), et avec apostilles autographes signées de 3 autres personnes. « [D’une main de secrétaire :] À six jours de vue, je vous prie de payer à l’ordre de Mr Toussaint Gregori, la somme de deux cent mille francs, valeur en compte avec ledit que vous passerez suivant l’avis à monsieur [de la main de Joachim Murat] Barillon banquier [de la main du secrétaire :] à Paris. [De la main de Joachim Napoléon :] Bon pour deux cent mille francs. J. Napoléon. » (2/3 p. in-4 ; toutes les signatures ont été biffées par le fils d’Alexandre Barrillon mais demeurent lisibles ; 3 fentes au stylet). Toussaint Gregori, le 3 septembre 1815 à Bastia, a ensuite inscrit : « Payez à l’ordre de monsieur P. F. M. Figarella, valeur en compte... » Puis Alexandre Barrillon, le 23 septembre 1815, probablement à Paris, a inscrit : « Vue... ». Le financier Alexandre Barrillon, qui fit un temps partie des régents de la banque de France, était un proche de Lucien Bonaparte, et de Constantin Permon (frère de la duchesse d’Abrantès). Enfin, P. F. M. Figarella, le 29 septembre 1815 à Paris, a ajouté : « Pour acquit... » — Lettre signée « J Napoleon ». AJACCIO, 28 septembre 1815. « Je vous préviens par la présente que j’ai tiré sur vous... en date d’aujourd’hui la somme de quarant[e]-mille francs à dix jours de vue à l’ordre de M. F. Macirone, valeur reçue dudit sieur que je vous prie de vouloir bien honnorer et acquitter à dû tems... » (2/3 p. in-folio étroit). JOINT : — AFFAIRE DE LA TRAITE DE 200 000 FRANCS DE JOACHIM MURAT SUR ALEXANDRE BARRILLON. 1819-1831. 6 pièces manuscrites, dont une autographe signée en italien de Domenico-Cesare Franceschetti. Elles concernent les suites de cette traite, notamment les procès intentés à Caroline Bonaparte et ses enfants par le général Franceschetti pour leur réclamer le remboursement des sommes qu’il dit avoir dû débourser pour le séjour de Joachim Murat en Core en 1815. Il perdit définitivement en Cassation en 1834. Une lettre du fils d’Alexandre Barrillon explique que c’est lui qui a biffé les signatures de la première pièce ci-dessus. Corse passé au service de Joachim Murat qui le fit général et aide de camp, Domenico-Cesare Franceschetti (1776-1835) lui était demeuré fidèle jusqu’au bout, avait escorté Caroline Bonaparte jusqu’à Toulon, accueilli Joacim Murat chez son beau-frère à Vescovato, et participé à l’équipée tragique de Pizzo en octobre 1815. Fait prisonnier avec Murat, il fut épargné. — JOURNAL DES DEBATS. 11 octobre 1815. comprenant entre autres une proclamation du colonel Verrier, commandant militaire de la Corse, datée de Bastia le 15 septembre 1815 : « [...] Un génie malfaisant semble être venu parmi nous pour y allumer la discorde [...]. M. Murat ne trouvant pas de sûreté en France, s’est réfugié en Corse, où les lois de l’hospitalité sont sacrées : il a cherché un asile dans la maison de M. Colonna Ceccaldi, maire de Vescovato [...]. » Le colonel se plaint de ce que les soldats corses ayant servi dans le royaume de Naples rejoignent Joachim Murat et forment des compagnies. Il interdit ce rassemblement et annonce des poursuites (4 pp. in-folio).
À propos de la vente L'Empire à Fontainebleau - Seconde journée
Lieu de vente
Date 21/06/2026 à 10h30
Crédits photos :
Michel Bury et Henri du Cray
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