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185 - BEAUHARNAIS (EUGENE DE). Lettre autographe signée « Eugène N…

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Description
BEAUHARNAIS (EUGENE DE). Lettre autographe signée « Eugène Napoléon » au roi Maximilien Ier de Bavière. Palais de Monza [au Nord de Milan], 8 août [1813]. 2 pp. in-4 sur un bifeuillet filigrané de papier vélin Johannot doré sur tranche filigrané à l’aigle impériale et à l’effigie de Napoléon Ier. « Mon beau-père, JE MONTE A L’INSTANT EN VOITURE POUR ME RENDRE A UDINE OU TOUTE L’ARMEE SE TROUVE REUNIE après-demain. J’attends avec impatience des nouvelles des lieux où se décident les affaires du monde et je vous serai bien oblié de m’en donner quand vous en saurez d’interressantes. QU’AVEZ-VOUS DEVANT LA BAVIERE EN TROUPES AUTRICHIENNES ? On me parle d’un camp à Lintz et d’un autre à Rotenmann [deux villes autrichiennes] ; ce dernier paroîtroit destiné pour le Salzbourg ou plutôt encore en Tirol. Voulez [-vous] bien me dire en cas de guerre quelle direction à peu près prendroient vos troupes. Le point de Salzbourg me paroît bien intéressant. j’aurai devant moi l’archiduc Jean. Il est attendu à Marburg; Toutes leurs troupes y compris les rég[imen]ts frontières ne montent guères jusqu’à ce moment qu’à une quarantaine de mille hommes et 150 pièces de canon. Ils forment des camps à Marburg, Pettau et Warajdin [actuellement Maribor et Ptuj en Slovénie, et Varaždin en Croatie]. Je vous renouvelle, mon beau-père, l’assurance de mon inviolable et respectueux attachement, votre tout dévoué fils... Mes hommages à la reine. » L’EMPIRE ASSIEGE ET LE VICE-ROYAUME D’ITALIE FACE AUX AUTRICHIENS. Après la retraite de Russie les Alliés convergeaient vers l’Empire : Napoléon faisait face au Nord aux Prussiens et aux Russes, comptant sur le prince Eugène, vice-roi d’Italie, pour arrêter les Autrichiens au Sud. L’armistice signé à Pleiswitz devant expirer le 10 août, les opérations militaires allaient bientôt reprendre : le prince Eugène concentrait ses troupes à Udine, dans l’extrême Nord-Est de l’Italie, pour se trouver à même de contrer une offensive autrichienne. Le prince Eugène ferait tous ses efforts pour repousser puis retarder l’avancée des Autrichiens, n’abandonnant la partie que quand tout serait perdu – il quitta le pouvoir en avril 1814. LETTRE ECRITE DEUX MOIS AVANT LE RETOURNEMENT D’ALLIANCE DE LA BAVIERE. Limitrophe de l’Autriche, la Bavière était une alliée historique de la France napoléonienne : elle lui devait son élévation au rang de royaume, et le prince Eugène, fils adoptif de Napoléon Ier avait épousé une fille du roi Maximilien Ier. Cependant, l’alliance française devenant de plus en plus lourde à porter (coût financiers, humains) et la naissance du roi de Rome ayant éloigné la succession de l’Empire des enfants d’Eugène, Maximilien Ier finit par accepta de rejoindre les alliés en signant le traité de Ried le 8 octobre 1813. Il conserverait cependant sa protection à son gendre et l’accueillerait à Munich. Joint, un portrait gravé sur cuivre du prince Eugène (rousseurs).
À propos de la vente L'Empire à Fontainebleau - Seconde journée
Lieu de vente
Date 21/06/2026 à 10h30
Crédits photos :
Michel Bury et Henri du Cray
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