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277 - BIENNAIS (1764-1843). Beau sucrier en vermeil aux armes de N…

Estimation 12 000 € - 15 000 €
Description
BIENNAIS (1764-1843). Beau sucrier en vermeil aux armes de NAPOLEON Ier, ROI D’ITALIE En forme d'urne couverte. Couvercle rond orné d'un médaillon de fleurs d'eau et de fleurettes, à prise en ébène, sculpté de godrons. Corps à deux prises en volutes, décorées de fleurettes, se finissant par deux médaillons ornés de masques féminins. Ceinture supérieure ornée d'une suite de médaillons : -sur le devant, des « Grandes Armes du Royaume d’Italie », - de part et d’autre, de deux visages de femmes ornés de branches d'épis de blé et de feuilles de laurier, se faisant face ; -à l'arrière, une tête de gorgone frappée également de deux visages de femmes ornées de guirlandes de fruits et grappes de raisin se faisant face. Ceinturé d'une frise perlée puis orné de feuilles d'eau. L'ensemble reposant sur un piédouche ciselé et décoré en suite. Poinçon de titre coq 1. Paris 950, poinçon de garantie Paris (1798-1809) Poinçon d'orfèvre de Martin Guillaume Biennais. Poinçon de l'association des orfèvres (1794-1797). Ht : 15 cm. T.B.E. Époque Ier Empire. Pièce en rapport : Une verseuse transformée en chocolatière aux armes de Napoléon Roi d'Italie avec un décor proche est conservée au Musée du Louvre, inv. OA 10270. Provenance : - Ancienne Collection napoléonienne du Palais Princier de Monaco, N°167, Osenat, Fontainebleau 15 novembre 2014 Martin-Guillaume BIENNAIS, fils d’un laboureur de l’Orne, devient domestique puis tourneur à Argentan en 1785. Il ouvre en 1788 un commerce de tabletterie au 510 rue Saint-Honoré, près du Pavillon de Marsan du Louvre. Dès 1791, l’atelier qui porte le nom étrange « Au Singe Violet » montre une étonnante prospérité. Son heure de gloire arrive en 1799 lorsque le jeune général Bonaparte lui commande divers objets pour ses campagnes. Biennais accepte cette commande tout en sachant qu’elle ne sera honorée que plus tard. Dès 1804, Biennais est nommé officiellement « orfèvre de Sa Majesté l’Empereur ». Sous l’Empire, à l’instar de l’Empereur, tous les membres de la famille impériale vont confier leurs commandes à Biennais. Lorsque, en mai 1805, Napoléon s’arroge le nouveau royaume d’Italie, Biennais profite à nouveau de ses largesses. Cependant, seul un très petit nombre de pièces portent encore les armes de Napoléon comme roi d’Italie. En effet, la majorité ayant été expédiée à Vienne lors de la chute de l’Empire, l’Empereur d’Autriche décide de faire enlever les armes impériales et de les remplacer par les siennes. Ce service est aujourd’hui encore visible à la Hofburg. « Les pièces de Biennais aux armes de Napoléon Roi d'Italie sont extrêmement rares. On connaît un plateau et une cafetière portant ces armoiries ; par ailleurs, le service du royaume d'Italie (aujourd'hui à Vienne) était à ces armes, avant leur remplacement par celles de François Ier d'Autriche » Bibliographie : L'orfèvre de Napoléon, Martin Guillaume Biennais (1764-1843), R.M.N., 2003. Anne Dion signale aussi dans son ouvrage un plateau, (provenant de la collection Albert Frère, n°97, vente Collection Diane, Sotheby's Genève, 16/11/2005) et une cafetière à ces mêmes armes, illustrés dans Connaissance des Arts, novembre 1966, p. 84.
À propos de la vente L'Empire à Fontainebleau - Seconde journée
Lieu de vente
Date 21/06/2026 à 10h30
Description du lot modifiée le 10/06/2026 à 09h48
Crédits photos :
Michel Bury et Henri du Cray
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