Description
Aiguière et son bassin en vermeil.
La base circulaire à doucine est ornée de feuilles d’eau et de perles. Le corps, de forme ovale, présente un décor de bouquets de feuilles et de palmettes sur fond amati. La panse est ceinte d’une frise d’enroulements agrémentée de cygnes s’abreuvant. L’anse figure une sirène ailée renversée en arrière, tenant une grappe de raisin, les bras tendus au-dessus du visage. Le couvercle est surmonté d’un bouton en forme de cygne.
Le bassin, de forme navette, est décoré d’une double frise de feuilles d’eau et d’enroulements, ponctuée de cygnes s’abreuvant et de deux mascarons en opposition.
Poinçons : premier titre de Paris, 1809-1819, et poinçon d’essai à la tête de femme grecque, 950 millièmes.
Orfèvre : M.V.C. Martin C.V. (insculpation en 1817), atelier 6, place Dauphine.
Dimensions de l’aiguière :
Hauteur : 35,5 cm
Largeur : 16 cm
Dimensions du bassin :
Hauteur : 8,5 cm
Longueur : 40,6 cm
Largeur : 27,7 cm
Poids de l’ensemble : 2 230 g.
ETAT : enfoncements sur le corps de l’aiguière et légère déformation du pied.
Provenance :
Descendance de la famille impériale
Notes :
Ce modèle est bien documenté et connu à travers de nombreuses variantes. La plus ancienne semble être l’œuvre de l’orfèvre Marc-Augustin Lebrun ; elle se distingue par une riche frise en relief ceinturant la panse, ornée de lions ailés terminés en rinceaux et de lyres. Le musée du Louvre en conserve un exemplaire en vermeil avec son bassin assorti (Paris, vers 1810-1811 / 1819, inv. OA 9692/1, anciennement coll. Puiforcat).
Un ensemble comparable, également en vermeil, est conservé au musée Condé de Chantilly (legs duc d’Aumale, inv. OA 1573).
Une autre variante, plus sobre et réalisée en argent, est due à Nicolas-Xavier Goulain (Paris, vers 1819-1829 ; musée du Louvre, inv. OA 10983). La panse y est gravée de festons de roses. Une version proche de ce modèle, également en argent, présente une panse gravée de rinceaux et un culot à décor de feuilles d’eau ; elle a conservé son couvercle surmonté d’un bouton en forme de cygne (non signée, Lyon, vente Ivoire, 29 avril 2014, lot 390).
L’orfèvre Goulain a également produit une version plus riche en vermeil, où la frise et le culot sont gravés plutôt que traités en relief (Paris, vente Fraysse, 27 novembre 2013, lot 236).
Une autre variante, attribuée à Jean-François Burel et réalisée en vermeil, se distingue par un décor particulièrement riche en fort relief (frise de rinceaux, culot feuillagé) (Paris, vers 1819-1838 ; Paris, vente Ader, 15 avril 2015, lot 273).
Enfin, il existe au moins une autre version en argent présentant une anse en forme de sirène et une frise en relief à motifs de cygnes affrontés séparés par une couronne et terminés en rinceaux, proche de celle de notre aiguière (Paris, vente Ader, 9 juin 2020, lot 59).
L’ensemble formé par l’aiguière (GML 11681) et son bassin (GML 11680) était en place à l’hôtel de Bourvallais, siège du ministère de la Justice (place Vendôme, Paris), en 1995 (salon rouge). Classé au titre des Monuments historiques le 4 juillet 1995 (PM75003521), il est déposé sous le n° 500068 au ministère de la Justice, anciennement IAB 426.
À propos de la vente
L'Empire à Fontainebleau - Seconde journée
Lieu de vente
Date
21/06/2026 à 10h30
Description du lot modifiée le 10/06/2026 à 09h57
Crédits photos :
Michel Bury et Henri du Cray
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