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Pierre-Jules CAVELIER (1814-1894).
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Pierre-Jules CAVELIER (1814-1894).
Estimation 10 000 € - 15 000 €
Lot volontaire
Description
Pierre-Jules CAVELIER (1814-1894).
La Ville de Paris offre à l'Empereur et à l'Impératrice le berceau du Prince impérial
Modèle préparatoire pour la médaille commémorant la naissance du Prince impérial ;
Paire de médaillons en plâtre
D. 50,5 cm
Exposition
La Pourpre et l’Exil : l’Aiglon (1811-1832) et le Prince impérial (1856-1879),
Compiègne, musée national du Château, 25 novembre 2004 -7 mars 2005, n°153.
Biographies :
La naissance du fils de l’empereur Napoléon III et de l’impératrice Eugénie le 16 mars 1856 donne lieu à un ensemble de manifestations et de productions artistiques destinées à célébrer l’événement. Ainsi, le 1er août 1856, la Ville de Paris décide, à la demande du préfet Haussmann, de frapper une médaille commémorant la naissance du Prince impérial ainsi que la remise de son berceau, offert par la Ville et aujourd’hui conservé au musée Carnavalet. Par un arrêté daté du 25 septembre, Jules Cavelier, l’un des plus éminents sculpteurs de son époque, est alors retenu pour cette commande.
L’avers présente une composition allégorique dans laquelle l’enfant est étendu sur un coussin sur lequel repose le grand cordon de la Légion d’honneur. L’ensemble est soutenu par un aigle aux ailes déployées, tandis que les figures de la Victoire et de l’Abondance veillent sur le nourrisson.
Le revers représente le berceau, sous lequel sont reproduites les armes et la devise de la Ville de Paris.
Notre œuvre s’inscrit dans un ensemble de réalisations destinées à rendre hommage à l’héritier de l’Empire en mettant en évidence sa fonction dynastique. Dès sa naissance, une iconographie destinée à légitimer son futur pouvoir est ainsi mise en place. Elle se déploie depuis cette médaille à la dimension allégorique célébrant sa naissance jusqu’à son premier portrait officiel, inspiré du modèle de Winterhalter, dans lequel il apparaît dans les bras de sa mère. Toutefois, une version au cadrage, resserré sur l’enfant, tend à le faire apparaître comme le véritable sujet de la composition. Comme sur notre œuvre, il est déjà revêtu de la Légion d’honneur, soulignant ainsi sa vocation à régner. Il n’est donc pas seulement l’enfant du couple impérial mais incarne déjà l’avenir de la dynastie et de la nation.
Fils du peintre et dessinateur Adrien Louis Marie Cavelier, Pierre-Jules Cavelier se forme à l’Académie des beaux-arts de Paris, où il est admis le 2 avril 1831. Il suit l’enseignement du sculpteur David d'Angers et du peintre Paul Delaroche. En 1842, il obtient le Prix de Rome de sculpture grâce à une œuvre en plâtre représentant Diomède enlevant le Palladium. Il séjourne à la Villa Médicis de 1843 à 1847 en qualité de pensionnaire.
À son retour en France, les œuvres qu’il présente au Salon rencontrent un vif succès. Il y obtient notamment une médaille de première classe puis la médaille d’honneur, confirmant sa place parmi les sculpteurs les plus importants de sa génération. Il reçoit alors de nombreuses commandes publiques et réalise notamment plusieurs sculptures destinées à orner les façades du Louvre.
Si nombre de ses œuvres sont acquises par l’État à l’occasion des Salons, l’étude des livrets révèle également l’attachement particulier que lui portent les membres de la famille impériale.
Napoléon III figure parmi ses principaux soutiens : plusieurs œuvres présentées au Salon, à l’instar de La Vérité, sont ainsi accompagnées de la mention « M. de l’Empereur », indiquant qu’elles appartiennent au domaine de la Couronne et sont destinées aux palais impériaux. D’autres réalisations sont acquises par des membres éminents du clan Bonaparte. C’est notamment le cas de la statue en marbre NapoléonIer législateur, exposée au Salon de 1861 et alors propriété du Prince Napoléon. Un modèle en plâtre de cette œuvre est aujourd’hui conservé dans les collections du château de Versailles.
Nommé professeur à l’École des beaux-arts de Paris en 1864, Cavelier contribue à la formation de nombreux artistes tout en poursuivant une carrière particulièrement féconde. Le 29 juillet 1865, il est élu membre de l’Académie des beaux-arts, reconnaissance majeure de son apport à la sculpture académique du XIXe siècle. Élevé au grade d’officier de la Légion d'honneur, il est également membre de la Société des Artistes français, dont il occupe la vice-présidence à la fin de sa vie.
Œuvres en rapport :
-Jules Cavelier et André Vauthier-Gallé, La Ville de Paris offre à l'Empereur et à l'Impératrice le berceau du Prince impérial, 1856, médaille biface en bronze, frappée, D. 7,7 cm, Paris, musée d’Orsay, Inv. MEDOR 161 2.
-Victor Baltard, Berceau du Prince impérial Louis-Napoléon (1856-1879), bois de rose, argent, vermeil, bronze doré, émaux, dim. 214 x 159 x 65 cm, Paris, musée Carnaval
À propos de la vente
L'Empire à Fontainebleau - Seconde journée
Lieu de vente
Date
21/06/2026 à 10h30
Description du lot modifiée le 10/06/2026 à 10h08
Crédits photos :
Michel Bury et Henri du Cray
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