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31 - ECOLE ITALIENNE du XIXème siècle dans le style de la Renaiss…

Estimation 30 000 € - 40 000 €
Description
ECOLE ITALIENNE du XIXème siècle dans le style de la Renaissance Portrait d’homme Buste en marbre blanc Titré en français sur le piédouche “Comte Roch de Cianelli/ ambassadeur de François I de Médicis/ Près du/ roy catholique Henri IIIe /de France / A l'occasion de leur avènement/en 1574” Dim. 90 x 80 cm, sur un piédouche en marbres blanc et vert Petits accidents Provenance : Salle des bustes du Château de Goudourville (Tarn et Garonne), Château de Lamonzie Montastruc ; collection privée française. Bibliographie : -Gonzague de Cianelli de Serans, Notice historique de la famille Cianelli de Sérans, Imprimerie Georges Forestié, 1924 p.8. Ce spectaculaire buste d’apparat en marbre a probablement été réalisé pour rejoindre une galerie des ancêtres encore très en vogue au XIXème siècle dans les propriétés privées. Il est attesté en 1924 dans la salle dit ‘’des bustes’’ du château de Goudourville (Tarn et Garonne) acquis par la famille des Grottes en 1876. Gonzague de Cianelli de Sérans (décédé en 1938), époux de Marie des Grottes depuis 1912 (décédée en 1937) mentionne d’autres portraits dans sa publication intitulée Notice historique de la famille Cianelli de Sérans. L’ouvrage tiré à deux cents exemplaires fait l’éloge de la famille Cianelli originaire de Lucques. L’auteur souhaite à la fois démontrer l’attachement des membres de sa famille à la couronne de France et affirmer la haute distinction de son lignage. Il y indique « En outre des doges et des sénateurs de la République de Lucques que nous venons de citer, on relève des personnages marquants ayant eu des alliances notables avec des femmes de haute qualité et dont un grand nombre ont leur buste en marbre ou leur portrait conservés dans la galerie de famille du château de Goudourville. ». Parmi ces œuvres, il énumère le buste de Thomas de Cianelli (1560-1620) nommé amiral de la Flotte vénitienne, le portrait peint et le buste d’un Rocco Cianelli (1602-1650) ainsi que notre buste identifié comme étant un autre Rocco Cianelli, qui aurait été ambassadeur de François Ier de Médicis en 1574. Une photo datée de 1968 présente cette salle du château de Gourdouville vidée de son contenu à l’exception de notre buste. Le buste, impressionnant par ses dimensions, présente un homme d’âge mûr vêtu luxueusement, à la mode des années 1570, avec collerette, manteau et feston. La composition s’inspire directement des portraits sculptés italiens de cette période, dans l’esprit de Guglielmo della Porta ou de Taddeo Carlone. Les traits du visage sont, quant à eux, très proches de ceux de François Ier de Médicis. Le feston porte d’ailleurs la fleur de lys, emblème des Médicis, alternant dans des croisillons, avec des bleuets, armes parlantes de la famille Cianelli. Ce détail vestimentaire contribue à confirmer l’identification du portraituré, dont la titulature moderne écrite en français sur le piédouche nous indique qu’il s’agit du Comte Roch de Cianelli ambassadeur de François I de Médicis Près du roi catholique Henri III de France A l'occasion de leur avènement en 1574. Or le recoupement des sources généalogiques anciennes et modernes, ainsi que les sources diplomatiques, ne permettent pas de confirmer l’existence d’un Roch de Cianelli, ambassadeur du Grand-Duc François Ier à la cour de France en 1574, cette charge ayant été donnée à Vincenzio Alamanni (1536-1590). S’il est courant de travailler les surfaces des vêtements en y exécutant des motifs rappelant ceux des riches étoffes de velours ou de brocard, comme on peut le voir sur les bustes d’Alessandro Vittoria, il n’est en revanche pas du tout coutumier d’y relever les armes des portraiturés. Les bleuets (ciani en italien) sont d’ailleurs des ajouts tardifs, du XVIIIe siècle, instaurés par la branche des Cianelli de Naples dont est issue Gonzague Cianelli de Serans. Alors que la branche française des Cianelli Serans ne date que de 1858 avec le mariage à Florence de Pierre de Cianelli (Naples 1817- Florence 1889), patricien de Lucques, avec Marie Le Petit de Serans (1840- ?), son fils Gonzague de Cianelli Serans a probablement ou hérité ou commandité cette œuvre spectaculaire dans une veine historiciste, comme ce fut la grande mode à cette période, dans l’idée de renforcer une continuité familiale par la création de portraits pseudo-généalogiques.
À propos de la vente Les Grands Siècles - partie 1
Lieu de vente
Date 20/06/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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