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une image représentant une théière en argent posée sur un support, sur fond noirPhoto 2/2 du lot
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281 - EUGÈNE MICHAUT

Estimation 6 000 € - 8 000 €
Description
EUGÈNE MICHAUT Cafetière en argent repoussé et ciselé Très belle et rare cafetière en argent, richement travaillée en repoussé et ciselure. Le corps de forme ovoïde entièrement amati est orné d’enroulements de volubilis en fleurs, animés de papillons et d’insectes traités en fort relief. Le bec verseur et l’anse s’intègrent à un important décor naturaliste de feuillages. Le couvercle, découpé en forme de coquille d’oeuf, est surmonté d’une couleuvre enlacée dans des feuillages. L’ensemble repose sur un pied abondamment orné de motifs végétaux et agrémenté d’un escargot et d’un lézard. L’intérieur en vermeil. Elle est gravée dans le couvercle « E. Michaut - PARIS ». Paris, vers 1880. Hauteur : 20,5 cm Largueur : 19 cm Poids 823g. Notes Historique. Cette cafetière s’inscrit dans le renouveau de l’orfèvrerie parisienne sous le Second Empire, marqué par le développement du repoussé et de la ciselure, et par une recherche accrue d’effets sculpturaux. Elle est signée d’Eugène Michaut, ciseleur dont l’activité est documentée à Paris dès les années 1860. Les archives de la Réunion des fabricants et ouvriers en bronze mentionne notamment, en 1865, la récompense obtenue par Eugène Michaut pour une cafetière en argent repoussé. Il collabore également avec la maison Christofle en 1867 pour la ciselure au repoussé d’un service à café conçu par J. Chéret et présenté à l’Exposition universelle de Paris. Un exemplaire en galvanoplastie de cette cafetière est aujourd’hui conservé au Musée des Arts Décoratifs de Paris (inv. D 275). La notice du musée identifie Christofle comme fabricant, Chéret comme auteur du modèle et Michaut comme ciseleur. En 1873, Michaut est encore mentionné comme « de la maison Christofle, à Paris ». Après cette période de collaboration, Michaut poursuit son activité comme ciseleur indépendant et acquiert la maison d’Alexandre-Auguste Turquet, orfèvre à Paris de 1855 à 1882. En 1882, Michaut est présenté comme « ciseleur libre » et son propre poinçon de maître est alors insculpé. Cette évolution est importante pour comprendre le statut de la présente oeuvre, qui porte la signature de Michaut mais ne présente pas de poinçon de fabricant. Sur le plan stylistique, la cafetière s’inscrit dans une tradition de l’orfèvrerie parisienne où le décor naturaliste, le relief et la virtuosité de la ciselure occupent une place croissante. Cette tendance peut être rapprochée du pot à bière des frères Fannière, réalisé vers 1865 et conservé au Musée d’Orsay, ainsi que du service à thé réalisé par Bapst & Falize vers 1889, conservé au Musée des Arts Décoratifs et présenté à l’Exposition universelle de Paris en 1889. Ces rapprochements, qui témoignent de la permanence de cette recherche décorative dans l’orfèvrerie française de la seconde moitié du XIXe siècle, permettent de situer la cafetière de Michaut dans un contexte caractérisé par l’importance accordée à la richesse du décor et à la maîtrise des techniques de mise en relief. Nous remercions Mme Caroline Radenac, responsable du patrimoine au Conservatoire Bouilhet Christofle, pour les éléments documentaires communiqués.
À propos de la vente Les Grands Siècles - partie 2
Lieu de vente
Date 01/11/2026 à 10h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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