Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium OSENAT
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Narcisse Virgile DIAZ DE LA PEÑA (1807-1876)
Les Bacchantes
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Narcisse Virgile DIAZ DE LA PEÑA (1807-1876)
Les Bacchantes
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Estimation 6 000 € - 8 000 €
Lot volontaire
Description
Narcisse Virgile DIAZ DE LA PEÑA (1807-1876)
Les Bacchantes
Huile sur toile
82 x 115 cm
Avec cadre (accidenté) : 111 x 145 cm
(rentoilage)
Cette oeuvre sera incluse au supplément du Catalogue raisonné de l’œuvre peint de N. V. Diaz de la Pena actuellement en préparation par Rolande Miquel et Michael T. Klaa.
Note de l'expert, Michael T.Klaa :
Au cours du XIXe les Bacchantes triomphent à l’opéra, au théâtre, enivrent écrivains, sculpteurs et peintres.
« Dans de somptueuses demeures leur image sourit du haut des plafonds peints, des couronnes de feuilles de vigne ombragent leurs beaux fronts … » (Préface Modèles d’Artistes, Ferdinand Bac).
Diaz a réalisé des œuvres murales de grandes dimensions pour orner les demeures de riches clients dont celles de Salomon ou James de Rothschild, propriétaire du prestigieux vignoble Domaine Château Lafite.
Le châssis porte la marque au fer, « Momper à Paris ». Ce dernier, installé 11 rue des Marais St. Germain (actuelle rue Visconti Paris 6e), était « restaurateur et rentoileur des musées impériaux » ce qui autorise à supposer qu’il fut l’auteur des opérations du retrait de cette œuvre et de son rentoilage.
La construction pyramidale, n’est pas sans rappeler le tableau Dolce Farniente, sauvé de l’incendie du Palais des Tuileries.
Diaz choisit de représenter la fin d’une bacchanale. Il dégage de cette œuvre une sensualité certes débordante mais pour reprendre le mot de P. et R. Miquel, élégante (monographie Diaz p. 65).
Dans un décor fantastique des bacchantes se sont regroupées contre un arbre au tronc imposant ; Ce faisant, Diaz nous rappelle que c’est sous la forme d’un arbre que le Dieu était précédemment vénéré. Il était alors celui de la fertilité et de la végétation.
Un tympana, tambour de basque posé au sol indique que la musique s’est tue (Malgré son nom, aucun lien ne le lie au Pays basque).
Les danses, le vin, la mania, transe sensuelle instillée par le dieu ont conduit à l’assoupissement de plusieurs bacchantes/ménades.
L’une d’entre elles est allongée sur le sol jonché de grappes de raisins (premier plan à gauche). Sous son bras se trouve un thyrse. Ce long bâton souvent terminé par une pomme de pin est l’attribut du Dieu et des bacchantes/ménades. Il peut faire jaillir le miel ou l’eau en le frappant sur le sol. Il participe à l’ambiance sonore par son martèlement sur les rochers. Il est aussi une arme redoutable.
Une autre, le corps arqué et le sexe dévoilé (deuxième personnage de la droite vers la gauche) tient une aiguière d’offrande. A sa gauche, sa semblable au paroxysme de la mania est prête à défaillir. A droite, un putto ailé se tient légèrement en retrait du groupe. Selon les anciens cultes dionysiaques païens, les putti habitaient le paradis de Dionysos.
oil on canvas, 32.2 x 45.2 in, with frame : 43.7 x 57 in
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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