Description
Frédéric BASTIAT (1801-1850). L.A.S., Paris 26 décembre 1847, [à Victor Considérant] ; 3 pages et quart in-8.
Il va insérer la lettre de Considérant dans le prochain numéro du Libre Échange [le n° du 2 janvier 1848 insère la lettre, suivie d’une longue réponse de Bastiat] ; il regrette « que l’École socialiste et l’École économiste ne puissent s’entendre », et que la polémique grossisse leurs divergences. « Nous ne pouvons pas admettre la cosmogonie de Fourier. Mais quand vous vous retranchez dans cette formule : association progressive et volontaire, l’Économie politique ne peut plus être votre adversaire ». Il s’interroge sur la façon de comprendre le mot volontaire, car « Volonté, selon nous, implique liberté ». Quant au principe de la protection, n’est-il pas « l’opposé de celui de la liberté » ? Si les résultats des efforts communs ne sont pas partagés librement, si la force ou la loi décident que « vos efforts seront consacrés à ma satisfaction sans réciprocité volontaire, nous sommes dans le principe de l’Esclavage qui est celui de la protection. C’est décider qu’un homme appartient à un autre […] C’est toujours l’effort de l’un appliqué contre la volonté, à la satisfaction de l’autre ». Si l’État en avait les moyens, il pourrait « couvrir les pertes de ceux qui font de mauvaises entreprises » ; mais Bastiat ne voit là « qu’un moyen de soutenir le mauvais travail aux dépends du bon. Au point de vue moral c’est une spoliation, au point de vue économique c’est une perte ». Et il conclut : « Le vrai terrain où nous serions d’accord est celui de la Liberté qui, certes, n’exclut pas l’Association »…
À propos de la vente
Lettres et manuscrits autographes - Partie I
Lieu de vente
Date
13/10/2026 à 14h00
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