Description
Henri BAUDRILLART (1821-1892). L.A.S., Montlignon près Montmorency, 26 juillet 1865, à Joseph Garnier ; 4 pages in-8.
Au sujet d’un article Faits et propos économiques, écrit par un cousin de Garnier, qu’il voit mal figurer dans le Journal des Économistes « Non que l’auteur soit sans esprit, mais le goût, même avec vos suppressions, est équivoque. […] La plaisanterie ne s’accommode pas de l’espèce de médiocrité qu’on passe aux articles sérieux pourvu qu’ils soient instructifs et substantiels. On marche comme on peut, mais quand on danse, il faut le faire avec grâce ». Il conseille, à défaut de la plume de Voltaire, de se rapprocher un peu « du bon sens acéré et de la plaisanterie du bon goût d’Alphonse Karr, ou bien soyez Bastiat ! Installez un petit Charivari au sein du Journal des Économistes »… Il faut que « le piquant ne soit que l’assaisonnement du sérieux. Le journal a encore plus besoin d’abeilles que de guêpes ». Il reconnait la justesse des idées, le ton spirituel « auquel je ne reproche que de trop bouffonner », et il pense que l’auteur pourrait réussir « sans s’imposer la spécialité d’une plaisanterie chronique »…
On joint une autre L.A.S., 18 septembre 1871 (2 p. in-8), recommandant son confrère Charles Vergé, de l’Académie des Sciences morales et politiques, directeur « du grand recueil de jurisprudence Dalloz » qui veut passer le mois d’octobre avec sa famille à Rome : « il a besoin pour cela d’indications, de conseils. Qui mieux que vous, si profondément versé de longue date dans la connaissance de cette grande ville si curieuse à étudier et di difficile à connaître, serait en état de lui rendre un tel service ? »…
À propos de la vente
Lettres et manuscrits autographes - Partie I
Lieu de vente
Date
13/10/2026 à 14h00
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