un vieux document sur lequel figurent des inscriptions est ouvert à une page
Ader

111 - Jean-Baptiste SAY (1767-1832). 8 L.

Estimation 1 500 € - 2 000 €
Description
Jean-Baptiste SAY (1767-1832). 8 L.A.S., et un manuscrit autographe signé, 1821-1828 et s.d., à Marc-Antoine et Auguste Jullien, rédacteurs de la Revue encyclopédique ; 17 pages in-8 et in-4, adresses. Intéressante correspondance au sujet des articles et des comptes-rendus d’économie politique de la Revue encyclopédique. 25 décembre 1821. Say renvoie à Jullien de Paris le « North-american Review et l’Antologia de Florence où mes ouvrages sont rappelés avec des éloges dont je rougis » ; il va envoyer la Revue à Jeremy Bentham en Angleterre. – 16 septembre. Say attend des épreuves pour ses articles « sur les Colonisations d’Afrique », et sur le Voyage en Angleterre de Blanqui ; le baron de Fahnenberg « a traduit en Allemand mon Catéchisme d’Économie politique ». – 12 mars. Il remercie de la communication de revues anglaises : « The Westminster Review […] domine toutes les grandes questions ; le bien général, non seulement de l’Angleterre, mais de l’humanité parait l’inspirer » ; il signale aussi la critique « d’un article de l’Edinburgh Review, qui défend le droit de primogéniture & l’agglomération des propriété (je sais que ce dernier article est de Sir James Macintosch) », ainsi que des éloges outrés de l’ouvrage de Stuart Mill « ou des éloges non moins outrés de David Ricardo que l’orgueil britannique place au dessus de tous les écrivains économistes ». – 30 septembre 1824. Il espère rencontrer James Macintosch, de passage à Paris ; « Puisque la censure est abolie, je me flatte que vous pourrez faire paraître votre cahier avec les articles non rognés » ; il est prêt à corriger un nouveau jeu d’épreuves, et surtout s’oppose à la publication tronquée de ses articles. – 6 juin 1826. On lui demande un « article raisonné sur les opérations du parlement d’Angleterre pendant l’année dernière. Ce n’est pas un article qu’il faudrait là-dessus, mais un volume. Je pourrais à peine traiter dans un article qu’un seul objet comme le rapport sur les insurrections d’ouvriers, ou sur l’exportation de l’or, ou etc. etc. et je n’en ai pas le loisir » ; il renvoie des journaux italiens, dans lesquels « il n’y a rien de neuf, rien de fort » ; il ne veut pas s’occuper des épreuves de Moreau de Jonnes : « Ce n’est qu’un charlatan qui dupe avec des chiffres comme d’autres avec du verbiage ; mais on ne sait ni où il prend ses chiffres ni ce qu’ils prouvent »… – 16 octobre 1826. Il attend l’épreuve de son article en réponse à Sismondi, et en ferait volontiers un sur l’ouvrage traduit de l’allemand [Économie politique] de Theodor Schmalz... – 12 juillet [1827]. Les livres d’économie politique que lui a communiqués Jullien ne méritent pas d’article, car ils ne font qu’aligner des lieux communs ; l’économie politique, « c’est précisément le contraire de la métaphysique. C’est de la physiologie sociale. L’Economie pol. décrit les fonctions de chaque partie du corps social comme la physiologie décrit les fonctions de chaque partie du corps humain. Celle qui ne procède pas ainsi, ne vaut pas deux sous »… – 15 mai 1827. Manuscrit d’une réclamation de Say à la suite d’un article de Charles Dunoyer sur la 5ème édition de son Traité d’économie ; il signale deux points de désaccord, au sujet des terres cultivées « qui contribuent à la production de nos richesses. Une telle vérité méritait d’être attaquée par de bonne raisons. Ricardo qui l’attaque donne ses motifs ; je les ai réfutés, dans cette 5ème édition. M. Dunoyer se contente de nier le principe : le croirait-il détruit ? Ou bien n’aurait-il lu ni Ricardo, ni ma 5ème édition ? ». Il craint d’avoir mal expliqué « la doctrine des produits immatériels », car elle n’est pas comprise par Dunoyer ,« auteur de l’excellent ouvrage sur l’industrie considérée dans ses rapports avec la liberté. Il est seulement fâcheux qu’il l’attaque au moment où les auteurs anglais commencent à l’adopter, eux dont on connait les fortes préventions contre les écrivains qui ne sont pas de leur pays »… – 21 août 1828. Il propose un article sur l’Université de Londres qui vient d’être créée : « il serait assez agréable à la Revue qu’elle fût la première à faire connaître à l’Europe un événement qui fera date dans le progrès de l’esprit humain » ; mais il craint que l’impression du cahier d’août ne soit trop avancée pour y placer cet article. Charles Comte [gendre de Say] se chargera d’un article sur l’Économie politique des Athéniens et Say prie Jullien de « faire mousser le prix de Monthion que l’Académie a décerné à un de vos collaborateurs, l’auteur du Traité de Législation » [de Charles Comte].
À propos de la vente Lettres et manuscrits autographes - Partie I
Lieu de vente
Date 13/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi