un gros plan d'un morceau de papier sur lequel on a écrit
Ader

156 - Anne-Robert-Jacques TURGOT (1727-1781).

Estimation 800 € - 1 000 €
Description
Anne-Robert-Jacques TURGOT (1727-1781). L.A., Limoges 1er mars 1771, à son ancien secrétaire Antoine-Bernard Caillard ; 4 pages in-4. Sur la prononciation du latin. Il remercie des livres, notamment ceux du Père Venini (auteur de livres sur la poésie et la versification, et traducteur d’Horace). L’abbé de L’aage [pseudonyme de Turgot pour ses essais littéraires], dont Caillard a copié les discours, cherche un copiste « qui pût luy en refaire une seconde copie pour l’archevêque de Toulouse » [Loménie de Brienne]. L’abbé pense « que les Italiens déraisonnent completement sur la poësie metrique. Il est etrange que des gens d’esprit s’obstinent a chercher les regles de la prononciation d’une langue morte dans leur propre langue et qu’ils ne veuillent pas convenir des mauvaises habitudes qu’on leur fait prendre au college. Il me semble que nous sommes de meilleure foi, que nous n’avons pas la pretention de bien prononcer le latin, et qu’à l’égard de la quantité, nous nous corrigeons des fausses prononciations qu’on nous donne dans l’enfance, et qui se sont introduites ici, comme en Italie par l’usage du latin d’Eglise »… Il donne des exemples de prononciation et de métrique appliquées par nos « Ecoliers » à l’instar de Venini. Hume croyait que « les anciens prononçoient le latin comme les Anglois le prononcent aujourdhuy, en prononçant les a en e, les i en ï, les e en i, les o en â, les u en you. Il etoit tout surpris que je luy assurasse le contraire » Il reproche cependant aux Italiens « qu’ils ravalent les vers métriques au niveau des leurs et qu’ils n’en connoissent point la vraye beauté ». Puis il fait allusion à Voltaire : « Je trouve votre explication du silence de Ferney assés vraysemblable. On peut tenter une autre lettre que vous feriés contresigner a Paris chez Mr Trudaine. L’abbé s’avisera sur cela. Une autre ressource seroit si vous passiés jamais a Ferney en allant à Parme que vous sondassiés le terrain »… Il évoque quelques personnes de Limoges, qui pourraient lui indiquer « des occasions de m’envoyer ce que vous ne voudriés pas confier a la poste ». Il cite aussi Mirabeau « qui viendra vers Pâques, mais il y a loin d’ici la. DuPont [de Nemours] pourroit en tout cas vous avertir de son depart et vous pourriés l’aller voir »…
À propos de la vente Lettres et manuscrits autographes - Partie I
Lieu de vente
Date 13/10/2026 à 14h00
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