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Jacques-Louis DAVID. L.A.S., Bruxelles 28 juin 1820, au pein…
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Jacques-Louis DAVID. L.A.S., Bruxelles 28 juin 1820, au pein…
Estimation 2 000 € - 2 500 €
Lot volontaire
Description
Jacques-Louis DAVID. L.A.S., Bruxelles 28 juin 1820, au peintre Jean Naigeon, conservateur de la galerie des tableaux du Luxembourg à Paris ; 3 pages in-8, adresse.
Belle lettre sur les gravures de ses œuvres.
Il dit à Naigeon toute sa reconnaissance pour s’être occupé, entre autres, de « l’affaire de la grande gravure » avec Jean Massard [La Mort de Socrate], et de « traiter avec les hommes de loi » : « Il sera donc dit dans ma vie, David avoit un ami, son élève Naigeon qui s’est constamment occupé de la gloire de son maître, mais encore de ses intérêts pécuniaires ; en effet, mon ami, quel autre que vous s’est plus occupé d’en tirer parti, de faire placer mes ouvrages, de les mettre en vue à mes concitoyens, de les faire payer, de s’occuper sans cesse de les tirer de l’oubli ; vous avés mieux connu mon caractère que personne, aussi puissai-je un jour vous donner une preuve éclatante de ma reconnoissance, puisse-je l’étendre sur votre fils et tout ce qui vous touche. Vous et Mr Gros voila parmi mes élèves mes vrais amis, la postérité m’acquittera envers vous deux si mon heure sonne avant de l’avoir pû faire moi-même ».
Puis il évoque un dessin de Constant Bourgeois, sur lequel il partage le jugement de Naigeon et Massard : « j’étois bien d’accord avec vous deux par la petite retouche que j’ai faite à la gravure de Bourdon pour les prix décennaux, je la lui enverrai à la première occasion mais il n’en est pas encore là. Il va s’occuper du trait ou du concours,
observés lui de ma part qu’il se méfie de la tête de Romulus qui n’est pas tout a fait asséz renversée ce qui ne lui donne pas l’air asséz fier. […] Je veux qu’il fasse une belle gravure ». Quant à Antoine-Alexandre Morel (qui a gravé le Bélisaire demandant l’aumône de David),« comment, entre nous, ose-t-il toujours se mettre sur les rangs, il devroit se rendre justice et bien se pénétrer de la vérité qu’il a toujours été à recullons depuis la gravure du Bélizaire. Ce n’est pas en flannant qu’on devient un habile homme. C’est bien malgré moi qu’il a gravé mes Horaces, je n’en veux pas dire davantage sur son compte, sinon qu’il est un fort galant homme, mais je ne veux plus lui confier ma gloire »…
Il fait porter cette lettre par le frère de Sieyès, venu à Bruxelles pour le baptême de son petit-fils. Il ajoute en post-scriptum : « Le propriétaire de Socrate [La Mort de Socrate] Mr le marquis de Verac en a refusé soixante mille francs que je lui ai offert de la part de Bonaparte. C’est un fait, il avoit peut être ses raisons ».
À propos de la vente
Lettres et manuscrits autographes - Partie II
Lieu de vente
Date
14/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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