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220 - James ENSOR (1860-1949). Manuscrit autographe signé, Ostende…

Estimation 1 000 € - 1 200 €
Description
James ENSOR (1860-1949). Manuscrit autographe signé, Ostende juin 1939 ; 2 pages in-fol. Préface pour le catalogue de l’exposition Ensor à Paris, organisée à Paris par Georges Wildenstein à la Gazette des Beaux-Arts, en juin-juillet 1939 ; 211 œuvres d’Ensor y étaient présentées. Ce manuscrit était destiné à être reproduit au trait. « Amis généreux de Paris et de France. À vous mon salut […] J’ai trop gardé et regardé au bon reposoir de l’atelier certaines œuvres préférées ou celles marquant une date grâce à vous, grâce à Léo van Puyvelde, notre conservateur du beau, mon Entrée du Christ à Bruxelles en 1889, peinture à peu près vierge d’exposition, est soumise aujourd’hui au verdict souverain de Paris la bien aimée ». Il a gardé le souvenir du bel accueil de son exposition au Jeu de Paume en 1932, avec les hommes d’État de Monzie et Édouard Herriot, et « encore nos bons rois, princes réformateurs et leurs reines de choix, jaunes ambassadeurs ou académiciens verts, collectionneurs noirs, ceux de toutes les églises, temples, synagogues ou cathédrales pyramidales et les croyants bon teint levèrent les index bourgeois et les voyants lointains des mondes où l’on espère et leurs et cœteras etc., etc. louèrent mes faits et gestes picturaux musicaux. Plus tard, des enquêteurs vieux jeu quête de jeunesse ou d’asticots et guidés par flairs canins fleurirent mes grands chemins, rabotèrent mes sentiers, taillèrent mes pavés, balayèrent mes carrefours. Mais vous charmantes dames de France, vous n’aimez guère les arts moroses. Je vous admire de tous mes yeux. Parfums doux, sucs embaumés, pleurs perlées de mes mies, couleurs et fleurs vermeilles, ornement de mes pensées. Chez moi, la mer est belle l’eau bleue se grise sous les coups de la lune et la baigneuse musquée se gondole à ravir. Je brûle une chandelle par les deux bouts pour saluer Mlle Assia Rubinstein, la secrétaire dévouée de la Gazette des Beaux-Arts », ainsi que le directeur Georges Wildenstein, les « collectionneurs obligeants » de France et de Belgique, et Paris, « cercle vital de grand art composé […] première merveille et première du monde, de tous les mondes. Paris, fleur d’éternité ». Et il ajoute en tête quelques lignes pour présenter ses excuses au public parisien, étant « privé, par ordre de la Faculté, du plaisir d’assister à l’ouverture de l’exposition de mes œuvres »…
À propos de la vente Lettres et manuscrits autographes - Partie II
Lieu de vente
Date 14/10/2026 à 14h00
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