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COLETTE (1873-1954). L.A.S. « Colette de Jouvenel », [fin dé…
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COLETTE (1873-1954). L.A.S. « Colette de Jouvenel », [fin dé…
Estimation 600 € - 800 €
Lot volontaire
Description
COLETTE (1873-1954). L.A.S. « Colette de Jouvenel », [fin décembre 1921], à sa fille Colette de Jouvenel, ; 4 pages oblong in-4 à en-tête Le Matin (lég. fentes aux plis).
Belle lettre à sa petite Bel-Gazou de 8 ans, qu’elle n’a pu rejoindre à Noël en Corrèze, entièrement absorbée par la direction du Matin ; elle évoque sa panthère Bâ-Tou. La lettre semble inédite (elle ne figure pas dans les Lettres à sa fille).
« Ma chérie, J’ai occupé mon Noël à être un peu malade […] J’avais eu trop à travailler, et sans aide, et cela m’a donné du surmenage. Germaine Beaumont est encore souffrante »… Elle espère, sans certitude, aller la voir le 31 décembre : « Tu as dû avoir un très joli Noël. Je sais qu’on avait fait des préparatifs intéressants. Si tu veux me faire plaisir tu m’écriras une longue lettre pour me raconter ton Noël ». Elle lui envoie un joli collier : « tâche de ne pas le perdre, ce n’est pas du verre, mais une pierre naturelle, qui vient de très loin » ; elle demande que la nurse Miss Draper lui écrive… « Il y a dans ma maison une personne bien étrange et bien belle ; c’est une petite panthère du Tchad que m’a donné Philippe Berthelot. Jaune, (excessivement jaune !) et marquée de taches noires, elle est grande comme un chien de chasse, et d’une force terrible, brutale, mais pas méchante. Je n’ai pas plus de marques aux bras et aux mains qu’avec un chat nerveux. Elle est en liberté dans la maison, mais pourrai-je la garder ? Ce ne serait peut-être pas prudent et ton papa ne serait pas content. Elle ronronne comme un moteur, elle joue avec une boule, et ce matin elle m’a pris la tête entre ses pattes et m’a lavé les cheveux avec sa langue, en m’en arrachant une bonne quantité. Tu la trouverais bien jolie ; elle s’appelle Bâa-Tou »… Elle l’embrasse de tout son cœur, et sera bientôt à Castel-Novel : « Je ne te charge de rien pour papa puisqu’il n’est sans doute pas là »... Elle signe « Ta maman qui t’aime, Colette de Jouvenel ».
On joint une photographie (format carte postale, lég. traces de collage) de Colette à sa table de travail, avec au verso L.A.S. à Claude Farrère. : « Et si je veux te répondre, moi ! […] Sache au moins où je passe désormais ma vie, près de cette fenêtre ouverte. Cette photo est récente, mais la courtoisie du photographe a effacé quelques rides. Je t’embrasse, grand Claude, de tout mon cœur. »
À propos de la vente
Lettres et manuscrits autographes - Partie II
Lieu de vente
Date
14/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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