Description
Alphonse de FORTIA de PILES (1758-1826). L.A.S., Sisteron 6 septembre 1824, au marquis de La Valette à Carpentras ; 4 pages in-4 à son en-tête imprimé et vignette à ses chiffre et devise, adresse.
Longue et intéressante lettre, écrite dans tous les espaces disponibles, dans laquelle il s’emporte contre le mauvais fonctionnement des postes, et surtout contre la directrice qu’on lui a envoyée, qui multiplie les erreurs. Il a cependant pu lire les Mémoires de la Reine, et souhaite y apporter des corrections ; on devrait s’arracher cet ouvrage « dont les journaux royalistes ne parlent pas » ; il a vu, dans le Journal des Débats, « un article fort piquant de Feletz sur le nouvel ouvrage de Jouy (Les ermites en liberté), tu conviendras que c’est un furieux impudent, sa comparaison de la marine de Bonaparte et de celle de Louis XVIII mériteroit une retraite non à Ste Pélagie, mais à Charenton »… Il en vient à la famille de Bausset, évoquant d’abord Mme de Bausset, une demoiselle de Jarente, sœur de Madame de la Reynière, qui était il y a cinquante ans « une femme comme il y en a peu. Il étoit impossible d’être plus aimable et plus spirituelle : elle écrivoit comme Mde de Sévigné » ; il est longtemps resté en correspondance avec elle. Il s’étend longuement sur l’histoire de la famille, son mari, frère de l’évêque d’Alès, la branche « indienne », la branche de Bausset-Roquefort, et la banche cadette de Marseille, et rapporte plusieurs anecdotes. Il évoque la situation politique, le « triumvirat » qui, gouverne et l’ordonnance royale du 15 août qui rétablit la censure des journaux : c’est bien réellement « un coup d’état », et « si la loi ne passe pas, le triumvirat est culbuté sans retour »…
À propos de la vente
Lettres et manuscrits autographes - Partie II
Lieu de vente
Date
14/10/2026 à 14h00
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