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Sibylle-Gabrielle-Marie-Antoinette de Riquetti de Mirabeau, …
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Sibylle-Gabrielle-Marie-Antoinette de Riquetti de Mirabeau, …
Estimation 800 € - 1 000 €
Lot volontaire
Description
Sibylle-Gabrielle-Marie-Antoinette de Riquetti de Mirabeau, comtesse de Martel, dite GYP (1849-1932). 30 L.A.S. ou L.A., 1905-1907, au comte Gabriel de Vulpillières (une à la comtesse) ; environ 320 pages, la plupart in-8, nombreuses enveloppes.
Curieuse correspondance concernant des procès contre sa mère et son compagnon. [La comtesse Marie de Mirabeau, née Le Harivel de Gonneville (1827-1914), très tôt séparée de son mari Arundel de Riquetti de Mirabeau, petit-neveu du grand Mirabeau, veuve en 1860, mena dès lors une vie mondaine fort libre, que désapprouvait sa fille.]
Nous ne pouvons donner qu’un aperçu de ces longues lettres, écrites (sauf une) à l’encre violette de sa grande écriture, sur papier bleu ou papier de petit deuil, la plupart signées « Mirabeau Martel ».
Elle a assigné sa mère et Alexandre Nouserand, l’audience a été reportée ; elle a pris des renseignements à Cossesseville : sa mère avait essayé de faire nommer garde son palefrenier Alexandre, mais qui, ayant été condamné, ne pouvait être assermenté ; il est maintenant caissier… Elle doit aller parler à sa mère : « C’est la première fois que je la reverrai »… Elle met en garde Vulpillières contre sa mère. Inspecteur d’assurances, Vulpillières ne peut conserver dans sa compagnie Alexandre, un « repris de justice ». L’affaire d’Alexandre va venir en appel : « on va représenter Alexandre comme une victime de Gyp »… Elle n’existe plus pour sa mère qui est « absolument envoûtée par cette canaille […] rien ne peut lutter contre le repris de justice qui est chez elle ». Son casier judiciaire est chargé : « 3 condamnations sûres, sans parler de ce qu’on ignore » ; c’est « notoirement un alcoolique dangereux ». Sa mère « sera forcée de quitter tous les hôtels, tous les appartements, tous les endroits où elle ira escortée de cette canaille alcoolique. Tout ça me chagrine énormément. Mais je ne peux pas prendre ma mère chez moi de force. Et Alexandre m’a fait prendre par elle en horreur »… Elle évoque son roman Cloclo ; sa mère « fait un roman pour répondre à Cloclo et a raconté qu’elle y faisait figurer mon grand-père et ma grand-mère. Alors je lui ai écrit un mot pour l’avertir que si elle disait quoi que ce fût contre d’autres que moi elle aurait de mes nouvelles dans un Cloclo plus transparent cette fois. C’est vrai, à moi elle peut faire tout ce qu’elle voudra et ça m’est complètement égal, mais je ne veux pas qu’elle joue de mon grand-père qui, s’il vivait, écraserait Alexandre et elle avec. Il parait qu’Alexandre est décidément poursuivi en police correctionnelle pour avoir assommé la concierge »… Alexandre se livre au chantage et à la diffamation, promenant dans les bureaux des journaux « un volume de Cloclo annoté par ma mère ; une liste d’accusations, également de l’écriture de ma mère, qui dit que je ne paie pas mes domestiques, mes fournisseurs &c… (choses fausses heureusement !) et enfin un paquet de lettres de moi dont il réclame la publication pour se venger de Cloclo. Ces lettres sont des lettres confidentielles écrites par moi à ma mère, qui offre de payer très cher pour qu’on les publie »… Etc.
On joint une l.a.s. du comte de Martel, 30 octobre 1905, remerciant le comte de Vulpillières de l’accueil fait à son fils Thierry (3 p. in-8, envel.).
À propos de la vente
Lettres et manuscrits autographes - Partie II
Lieu de vente
Date
14/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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