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Chrétien-François Ier de LAMOIGNON, marquis de BASVILLE (164…
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Chrétien-François Ier de LAMOIGNON, marquis de BASVILLE (164…
Estimation 500 € - 700 €
Lot volontaire
Description
Chrétien-François Ier de LAMOIGNON, marquis de BASVILLE (1644-1709) magistrat, président à mortier au Parlement de Paris. Manuscrit autographe ; 28 pages in-fol. en un volume cartonnage moderne de papier marbré, pièce de titre sur le plat sup. (charnière usagée).
Biographie de son père Guillaume Ier de Lamoignon, marquis de Basville (1617-1677), magistrat, premier président du Parlement de Paris, retraçant sa carrière en mettant l’accent sur sa probité, son sens du devoir et sa générosité. Le manuscrit, rédigé par Chrétien-François peu après la mort de son père (10 décembre 1677), présente des ratures et corrections, ainsi que des additions marginales.
Après la mort de son père, Guillaume de Lamoignon se trouve à l’âge de dix-huit ans conseiller au Parlement ; il passe son temps libre à étudier : « il y passoit asses souvent les nuits entieres », mais ne négligeait pas la chasse et les chiens. Il épousa en 1640 Magdeleine Potier, et se fit remarquer dans son emploi par sa modestie et sa réserve. Puis vinrent les temps malheureux (mort de Louis XIII le 14 mai 1643 et débuts de la régence) où chacun ne savait quel parti prendre ; il devint en décembre 1644 : « la suitte de ces temps facheux luy fournit mille occasions de faire paroître son grand discernement, il ne sortit jamais des regles de son devoir, et choisit dans chaque party ce qu’il y avoit de meilleur et jamais les caresses des princes. […] Comme la misère étoit grande pour lors a Paris et dans les environs de sa terre de famille, il redoubla ses charités »… Après la Fronde, il prit le parti du Roi, et le cardinal Mazarin, ayant remarqué son zèle et son habileté, lui proposa la commission des États de Bretagne (1655), « dont il s’acquitta avec une satisfaction entiere de tout le monde et il trouva le moien de concilier ensemble le gouverneur le parlement le clergé la noblesse et les peuples ». Puis le cardinal le place à la tête du Parlement de Paris (1658) où il restera jusqu’à sa mort « pour y retablir la iustice et la paix ». Sont évoqués les luttes de pouvoir avec le Parlement, le mariage de Louis XIV, la mort de Mazarin, l’importance grandissante de Colbert, l’arrestation du surintendant Fouquet et son procès (que Lamoignon refusa de présider, ce qui le brouilla avec Colbert), les intrigues de cour, etc. Après avoir raconté les derniers instants de son père, le rédacteur conclut avec émotion : « Je ne dis point quelle perte jay fait pour ma fortune je n’ay pas encor eu le loisir d’y penser et toutes les fois que je considere que jay perdu mon pere la douleur m’enpesche d’y regarder autre chose que la perte du meilleur pere et du meilleur ami qui ait jamais eté. »
On joint l’Éloge historique de Louis-François de Paul Lefèvre d’Ormesson de Noiseau par l’abbé Gaubert (1789).
À propos de la vente
Lettres et manuscrits autographes - Partie II
Lieu de vente
Date
14/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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