un vieux livre sur lequel il y a des notes et dans lequel se trouve un styloPhoto 2/2 du lot
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488 - LIBÉRATION. Manuscrit autographe par Mlle Tombereau, Libérat…

Estimation 700 € - 800 €
Description
LIBÉRATION. Manuscrit autographe par Mlle Tombereau, Libération 1944 ; carnet in-12 (14,5 x 9,3 cm) de 122 pages (couv. noire réparée). Témoignage d’une habitante de Lozère (Palaiseau) du 6 juin 1944 au 8 mai 1945. Passionnant récit journalier écrit avec soin à l’encre bleue, relatif à la libération de Paris puis de la France. Il commence par l’annonce du débarquement en Normandie, l’avancée des Alliés dans la banlieue parisiennes, les contre-attaques allemandes puis la joie et la ferveur des habitants à l’arrivée des Américains et de Leclerc, le pavoisement des villes, les FFI et la Résistance, les premiers jours du gouvernement de la France Libre, les combats dans Paris, l’arrivée du général de Gaulle à Notre-Dame puis le défilé sur les Champs-Élysées, puis l’avance des Alliés vers l’Allemagne avec les combats divers, la nouvelle de la mort d’Hitler, la capitulation de l’Allemagne le 8 mai. Citons à titre d’exemple quelques entrées. 12 août. « Les troupes avancent, on les signale dans la région. Tout le monde les attend avec impatience. Au marché, un marchand de cocardes et drapeaux a été littéralement dévalisé. Chacun avait acheté son petit bouquet tricolore. Toute la nuit les allemands ont défilé se repliant vers Paris ». 13 août : un avion serait tombé sur la centrale de Gif. 17 août. « Toute la nuit les allemands ont fait sauter des ouvrages ou des munitions. A 22 h sur la plaine on distinguait 6 foyers d’incendie. Le ciel était rouge partout, surtout vers Palaiseau où on entendait sans cesse des explosions. Le courant a été coupé à 22 h ». 22 août. « On entend toujours le bruit du canon mais moins fort. 21 h le bruit s’est déplacé vers Brétigny. 23 h sur le coteau d’en face, canonade sans arrêt. Ce soir des voitures allemandes sont passées sur notre Bld, nous étions montés sur le rebord d’une fenêtre, ils ont dû penser que ce n’était pas eux que nous attendions. Les alliés seraient à Bonnel depuis le 18. Des jeunes gens disent avoir vu des américains à Marcoussy. En rentrant vers 2230 la canonade a commencée dans la direction d’Étampes. Le ciel est rouge ». 23 août. « À minuit on entendait le canon en face de la maison. À 3 ½ la bataille s’entendait dans la direction de Corbeil. Toute la nuit la maison a tremblé, ma tête cognait contre le mur. On ne sait toujours rien, on attend. […] Ce matin le bruit court qu’on aurait vu des voitures américaines à Orsay. Des personnes y vont vivement à bicyclette, mais trop tard, elles sont parties. Vers 18 h on signale des soldats du Gal Leclercq toujours à Orsay, nous n’hésitons pas, nous y allons. […] vers 19 h nous voyons le premier char monté par les soldats français. Enfin depuis 4 ans que nous les attendons, ils sont là […] Une rafale de mitrailleuse. Des allemands sont retranchés sur la crête en face, dans des meules de blé […] Un motocycliste arrive. “Paris est libéré […] Toute la nuit canonade dans la direction de Saclay. Les allemands y sont retranchés, ils ont fait faire des tranchées par les hommes de Palaiseau »... 24 août. « La bataille s’est calmée dans le matin. […] Nous avons vu l’Armée de Leclercq, mais surtout des Africains. Toute la gamme du noir. Ils sont gentils. […] Les soldats offrent des gâteaux et bonbons aux enfants […] On les trouve tous sympathiques ces soldats, et ça nous change tellement des autres. […] La Résistance est sortie. Elle a pris possession du château d’Orsay, il y a peu de temps encore occupé par les allemands. Des hommes passent l’air affairé, ils portent le brassard tricolore des F.F.I. (que la malignité française a déjà transformé en fifi). […] Une auto repart emmenant un allemand blessé à l’hôpital. Une autre arrive remplie de prisonniers faits par les FFI. D’autres prisonniers défilent à pied, la foule les hue […] Chacun aborde les couleurs françaises, cocardes, rubans, bouquets de fleurs, bijoux, tout cela harmonieusement arrangé ; et les fenêtres sont pavoisée. Les gendarmes grattent les poteaux indicateurs qui avaient été passés au goudron pour dérouter l’ennemi »… Etc. On joint un avertissement pour la remise de métaux adressée à Mlle Tombereau, 71 boulevard de Palaiseau (31 mars 19444) ; plus une carte postale et une coupure de presse.
À propos de la vente Lettres et manuscrits autographes - Partie II
Lieu de vente
Date 14/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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