ALDE
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DESCARTES (René). Specimina philosophiæ. Amsterdam, Louis El…
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DESCARTES (René). Specimina philosophiæ. Amsterdam, Louis El…
Estimation 2 000 € - 3 000 €
Lot volontaire
Description
DESCARTES (René). Specimina philosophiæ. Amsterdam, Louis Elzevier, 1644. Petit in-4, vélin souple, dos lisse, tranches jaspées (Reliure de l'époque). Édition originale latine.
Il s'agit de la première traduction latine du Discours de la Méthode et des essais sur La Dioptrique et Les Météores qui lui font suite dans l'originale française de 1637. C'est dans cette édition qu'est imprimée pour la première fois la célèbre formulation latine du cogito : « cogito, ergo sum » (p. 31).
La traduction latine est l'œuvre du théologien Étienne de Courcelles, un ami de Descartes, mais revue et modifiée par l'auteur. L'essai sur La Géométrie qui figurait dans l'édition française a été exclue de celle-ci selon le souhait de Descartes. Les Specimina philosophiæ se trouvent parfois reliés avec les Principia philosophiæ publiés la même année par Louis Elzévier, mais les deux ouvrages sont indépendants.
Les deux traités scientifiques sont illustrés de nombreuses figures et diagrammes gravés sur bois.
Précieux exemplaire du savant toulousain Emmanuel Maignan (1601-1676), avec sur le titre l'ex-libris manuscrit du couvent Saint-Roch des Minimes de Toulouse « ad usum R.P. Em. Maignan ».
Célèbre mathématicien, physicien, astronome, philosophe et théologien, le Père Maignan fut un de ceux qui, à l'instar de Descartes, « entreprirent de renverser l'empire philosophique d'Aristote et qui “osèrent rechercher la vérité par eux-mêmes” » (P. Julien). Maignan, « correspondant avec Fermat, faisant la critique des Tourbillons de Descartes [...], reconnu comme un esprit universel, maîtrisant le grec comme l'hébreu, s'imposant dans les cercles les plus savants, jusqu'à Paris... » (ibid.), avait d'abord été admis comme novice en 1618 au couvent Saint-Roch, où il demeura une grande partie de sa vie en qualité de maître de mathématiques et où « sa cellule devint un lieu renommé que visitaient les érudits, pour y admirer toutes sortes de machines mathématiques, pneumatiques, hydrauliques... » (ibid.). De 1636 à 1650, il avait séjourné à Rome, au couvent de la Trinité des Monts, où résidait le père Marin Mersenne, ami et correspondant de Descartes et de Fermat.
Passionnante et très rare provenance scientifique et philosophique strictement contemporaine sur une édition originale de Descartes (1596-1650).
De la bibliothèque du Dr Desbarreaux-Bernard (1879, II, n°83), autre érudit toulousain, avec ex-libris. Médecin légiste, Tibulle Desbarreaux-Bernard (1798-1880) fut surtout un grand bibliophile et un savant historien du livre et de l'imprimerie en Languedoc, auteur de nombreux ouvrages sur le sujet et notamment du Catalogue des incunables de la Bibliothèque de Toulouse – laquelle bibliothèque conserve aujourd'hui plus de 2000 ouvrages lui ayant appartenu. Desbarreaux-Bernard fut aussi un des premiers historiens à étudier les Lanternistes, cercle d'érudits toulousains auquel appartenait le Père Maignan, dans un ouvrage de référence publié en 1858.
Excellent exemplaire en vélin de l'époque. Petite galerie de ver dans le fond du volume aux pp. 289-331.
Guibert, 104:1 – Norman, n°623 – Pascal Julien, « Anamorphoses et visions miraculeuses du père Maignan », Mélanges de l'École française de Rome, 2005, n°117/1, pp. 45-71 – Desbarreaux-Bernard, Les Lanternistes, Paris, 1858.
À propos de la vente
Livres anciens du XVe au XIXe siècle - Astronomie
Lieu de vente
Date
24/06/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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