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“ATHANORS”. MANUSCRIT D’APOTHICAIRE-ALCHIMISTE.
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“ATHANORS”. MANUSCRIT D’APOTHICAIRE-ALCHIMISTE.
Estimation 1 500 € - 2 000 €
Lot volontaire
Description
“ATHANORS”. MANUSCRIT D’APOTHICAIRE-ALCHIMISTE.
Curieux petit manuscrit d’apothicaire, d’alchimiste ou d’ingénieur praticien.
S.l.n.n. (France ou Italie, fin XVIe-début XVIIe).
Contenant des notes et recettes et illustré de nombreux dessins d’athanors et d’appareils de distillation.
In-12 oblong, (130) ff. sur vergé fin. Vélin souple cousu de l’époque, double filet à froid en encadrement sur les plats (nombreux défauts d’usage, mouillures, cahiers partiellement déreliés, quelques feuillets détachés, mors atteints par des travaux de vers, dos avec manques, vélin sali et légèrement rétracté). Rédigé en ce qui semble être du moyen français de la Renaissance, il contient 72 dessins muets à l’encre sépia, 15 ff vierges et 43 ff. manuscrits à l’écriture assez fine, à l’encre parfois éclaircie.
Le manuscrit offre 2 sens de lecture : d’un côté la suite de dessins techniques, de l’autre le texte manuscrit d’une écriture fine et difficile, distribué en paragraphes portant des “titres”, environ 16-17 lignes par pages, et mêlant français, latin et possiblement quelques termes d’origine étrangère (provençal ? italien ?). L’ensemble évoque un carnet de travail ou de voyage appartenant à un praticien de la Renaissance : médecin, apothicaire, distillateur ou ingénieur-alchimiste.
Les dessins, muets, représentent ce qui s’apparentent à divers appareils et instruments : coupelles, cornues, matras, alambics, fours de distillation ou à moufles, ainsi que ce qui pourrait être des dispositifs complexes de chauffe et de distillation fractionnée. Quelques croquis plus singuliers pourraient relever de préoccupations techniques ou militaires, notamment un système de soulèvement de canon. L’ensemble revêt un caractère esthétique et mystérieux, peut-être involontairement et rétrospectivement.
Le texte semble pour sa part contenir diverses recettes et procédés, par exemple ce qui s’apparente à une préparation de contrefaçon de musc rappelant certains traités de parfumerie ou cosmétique des XVIe et XVIIe siècles.
Ce manuscrit pourrait être rapproché d’un rare artefact d’un praticien à la fin de la Renaissance, dans une tradition pouvant évoquer certains travaux et gravures de Georgius Agricola, Jacques Besson, ou encore Johann Kunckel.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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