un gros plan d'un morceau de papier sur lequel on a écritPhoto 2/2 du lot
AGUTTES

44 - O’MEARA Barry Edward (1786-1836) médecin irlandais, chirurgi…

Estimation 1 500 € - 2 000 €
Description
O’MEARA Barry Edward (1786-1836) médecin irlandais, chirurgien de Napoléon à Sainte-Hélène.  L.A.S. « Barry E Omeara », Londres 18 juin 1823, à la comtesse de Survilliers [Julie BONAPARTE, née Clary] à Bruxelles ; 3 pages in-4, adresse ; en français. Notice : À l’épouse de Joseph Bonaparte, après le procès intenté à O’Meara par Hudson Lowe. O’Meara a publié un livre intitulé Napoléon dans l’exil , ou une Voix de Sainte-Hélène afin de « défendre la réputation de feu l’Empereur Napoléon, votre illustre frère, et de réfuter les calomnies affreuses avec lesquelles nos ministres et leurs agens soudoyés ont essayé de flétrir sa mémoire, et aussi de représenter ce grand homme plein d’un noble courage expirant sous les griffes de ce monstre, moitié singe et moitié tigre, que l’on avait choisi pour geôlier [Hudson LOWE], ce dernier m’a fait, il y a cinq mois, une espèce de procédure en diffamation ». O’Meara a réussi à recueillir des « dépositions des Français qui ont eu l’honneur de participer à son exil », et des officiers anglais qui ont été « témoins du traitement infame qu’on lui a fait subir », notamment du Major Poppleton, « qui fut pour deux ans l’officier d’ordonnance chargé de la personne de l’Empereur », et aussi des comtes de Las Cases et de Montholon, d’Antommarchi, de Marchand, etc. Les juges ont renvoyé la plainte de Lowe, mais O’Meara doit payer les frais du procès ; il remercie la comtesse de lui avoir accordé « une pension de 1200 francs annuellement pour ma vie […] Si je ne me trompe pas, je crois n’avoir pas profité de votre générosité que deux fois, savoir pour l’an 1819 et 1820 » ; il se permet de lui demander « de tirer pour les échus des années 1821, 1822 et l’an courant, en trois lettres de change de 1200 francs chaque ». Son livre, traduit en français, a été publié à Londres, et il est prêt à en envoyer des exemplaires à Bruxelles. La traduction publiée à Paris est « un travestissement plutôt qu’une traduction. Je l’ai désavoué dans les journaux anglais. En effet, non seulement elle a subi toutes les mutilations nécessaires pour pouvoir circuler sans être vu de mauvais œil de M. le procureur général, mais encore elle contient plus de contre-sens que de pages, la plupart ridicules, ou calomnieux et quelques unes atroces »…  En tête, note pour la réponse : elle ne peut satisfaire à cette demande qu’après avoir consulté son mari…
À propos de la vente Livres & Manuscrits
Lieu de vente
Date 03/07/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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