Description
BOREL, Petrus.
Madame Putiphar.
Paris, Ollivier, 1839.
2 volumes in-8, frontispice, 446 pp. et frontispice, 475 pp. Maroquin rouge du XIXe à grain long, dos à faux nerfs, auteur, titre, tomaison et date doré, encadrement doré de filets et fers dorés sur les caissons et plats, double filet doré sur les coiffes et coupes, trois filets et roulette dorés sur les chasses, couverture conservée, tranches dorées [Mercier, Sx. de Cuzin] (très légères rousseurs au frontispice du tome 2).
Bibliographie :
Escoffier, 1343. Vicaire, I, 865.
Notice :
Édition originale.
Complet des frontispices par Louis Boulanger (dont l’un avec la signature), gravés par La Coste sur bois et tirés sur chine en noir.
Un seul exemplaire au CCFr (BnF).
Bel exemplaire dans une élégante reliure originale signée Mercier.
Roman noir, un des rares équivalents français du gothic novel anglais.
Le plus important de Pétrus Borel (1809-1859), dit le "lycanthrope", figure du romantisme longtemps sous-estimée. Réhabilité par André Breton et aujourd'hui reconnu comme représentant du “frénétisme", courant de la quête d'un absolu inaccessible, générant un malaise existentiel s'exprimant par le cynisme, des émotions paroxystiques ou des hallucinations dues au haschich, à l'opium ou à l’alcool. Avec une réputation sulfureuse due à une filiation revendiquée de Melmoth ou de l’écriture sadienne, et voulant faire du XVIIIe le siècle des noirceurs, Borel se sert du trope de Mme Putiphar, personnage biblique (Genèse 39), tentatrice lubrique abusant de son pouvoir, comme métaphore de Mme de Pompadour, incarnation selon lui de la corruption du pouvoir au féminin.
“Ouvrage important et recherché.” (Carteret, I, 142).
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi