un vieux livre ouvert sur lequel figure une liste de nomsPhoto 2/3 du lotPhoto 3/3 du lot
AGUTTES

172 - DUCHESSE DE BERRY. CHÂTEAU DE ROSNY SUR SEINE.

Estimation 800 € - 1 000 €
Description
DUCHESSE DE BERRY. CHÂTEAU DE ROSNY SUR SEINE. REGISTRE DE CHASSE de Son Altesse Royale Monseigneur le Duc de Berry. (1814-1830). Petit in-folio, (149) ff. Demi-vélin vert à coins de l’époque (très usé, des taches, brunissures etc.). Notice : Encre brune ou sépia, écriture rapide, sur papier réglé. Des cahiers restés vierges. Plusieurs notes, feuilles d’inventaire et factures glissées au fil du temps, une note MS in fine au sujet d’une chasse à Bagatelle. Le manuscrit semble avoir été celui du régisseur du domaine de Rosny sur Seine dont la duchesse de Berry sera propriétaire de 1814 à 1830, le nom ou les signatures sur des factures d’un certain Molinos apparaissant à plusieurs reprises. M. Molinos eut la responsabilité du domaine, comprenant alors 1 200 hectares de forêt et de nombreuses fermes, mais aussi de l'entretien du château. Il avait autorité sur un personnel qui comprend 36 personnes en 1830, 12 gardes, un lampiste, un pompier, un garçon de château, 5 jardiniers, 2 charpentiers de bateaux, 2 concierges, 2 portiers, un postier, 2 filles de basse-cour, 2 garçons de faisanderie, un charretier, 2 garçons d'écurie, un horloger, un taupier. Le manuscrit, commençant par les chasses du couple d’Artois et Berry, concerne les forêts de Bagatelle et Rambouillet au début. Suite à l’assassinat de Charles-Ferdinand d’Artois en février 1820, les chasses sont celles de la Duchesse de Berry durant 10 années sur les forêts de Rosny, Marly, St Germain, avec un cahier ajouté. Le manuscrit détaille l’inventaire des lapins, canards, bécasses, perdrix… une grande partie étant le registre précis du gibier fourni (par animaux, quantités…). « Je n'ai jamais pu me réconcilier au goût de la princesse pour la chasse au fusil. Madame de La Rochejaquelein le lui avait inspiré. Ces dames tiraient des lapins, et, pour reconnaître ceux qu'elles avaient tués, elles leur coupaient un morceau d'oreille avec un petit poignard qu'elles portaient à cet effet et mettaient ce bout dans la poitrine de leur veste. À la rentrée au château, on faisait le compte de ces trophées ensanglantés. Cela m'a toujours paru horrible. » (Mémoires de la comtesse de Boigne, née d'Osmond). YVELINES.
À propos de la vente Livres & Manuscrits
Lieu de vente
Date 03/07/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi