un ensemble de vieilles lettres et de photos sur un fond blancPhoto 2/2 du lot
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97 - [GAMBETTA].– LÉON (Léonie)

Estimation 600 € - 800 €
Description
[GAMBETTA].– LÉON (Léonie) 1877-1882. Ensemble de documents manuscrits relatifs à Léon Gambetta et plus particulièrement à sa mort. L’ensemble se compose de deux éléments : – LÉON (Léonie). Un carnet autographe, 134 p., gr. in-8 (22,2 x 18,2 cm), reliure souple chagrin écarlate, encadrement d’un filet doré sur les plats, dos lisse muet, tranches marbrées. Très précieux document sur la relation entre les deux amants. Carnet entièrement rempli par Léonie Léon, maîtresse de Léon Gambetta, de copies des lettres que ce dernier lui a envoyées entre le 21 juillet 1877 et le 25 novembre 1882. Étrangement, elles n’ont pas été copiées dans l’ordre chronologique. Elles sont toutefois la plupart du temps datées. Gambetta s’adresse à Léonie Léon tantôt en l’appelant « chère petite femme dorée », « ma belle souveraine », tantôt « ma tendre et craintive Léonie », mais le plus souvent « chère mignonne adorée ». Mars 1874 : « Comment t’exprimer ma reconnaissance et l’insondable volupté que m’amène toujours ta divine présence : j’étais triste, inquiet, agité, ??té contre les hommes, contre les choses, contre moi-même, presque dérangé [tu ???} et peu à peu au contact de tes mains, dans le souffle de ton haleine vivifiante, je me calme, mes nerfs s’apaisent, mon esprit s’éclaire et se rassérène. » 14 juillet 1874 ( ?) : « Il est dix heures je suis cassé de fatigue et d’émotions, mais je veux te prouver une fois de plus à quel point tu me possèdes, et je ne veux pas aller me reposer sans l’avoir dit. » La dernière page reproduit le dernier télégramme envoyé par Gambetta à sa maîtresse (25 novembre 1882) : « Je n’ai eu tes deux billets exquis qu’hier soir en rentrant de la chasse, qui fût, grâce à tes vœux la plus belle, la plus réjouissante, la plus ???plante des chasses de la saison. […] Reviens, ma bien-aimée, c’est sur ton cœur que je dirai le reste. » Deux jours après la dernière lettre consignée dans ce carnet, Léon Gambetta se blesse à la main avec un revolver. Certaines personnalités contemporaines, évoquent plutôt une dispute entre les deux amants. Gambetta mourra un mois plus tard, le 31 décembre 1882, vraisemblablement d’un cancer de l’estomac ou de l’intestin. Le cahier est accompagné de plusieurs documents : • une note manuscrite indiquant que le cahier est de la main de Léonie Léon et qu’il s’agit de copies de lettres envoyées par Gambetta et choisies par elle. • un billet autographe signé de Léonie Léon confiant le cahier à un Monsieur. • une carte de visite du notaire Jules Moisy. • un billet autographe signé de Léonie Léon à Monsieur Pallain, enveloppe jointe. • un portrait photographique de Gambetta par Carjat, portant la trace (presque illisible) d’un envoi autographe signé de Gambetta à Léonie Léon. • un portrait photographique de Léonie Léon, avec une date et une signature autographes au verso. – ROBLIN (Louis). Pièce autographe signée. 12 p. in-4 (31 x 20 cm). Paris, décembre 1906. Très important témoignage de l’ancien cocher de Léon Gambetta sur ses derniers jours et dernières heures. Le témoignage commence par la première rencontre du cocher et de Léon Gambetta, à l’occasion d’une course : « Mr Gambetta qui avait appris par sa tante que j’avais vu quelque fois que j’étaits le frère de son valet de chambre me questionna en me disan vous menez donc le fiacre mon ami. Je lui répon que je mi trouvais obligé les maisons bourgeoises étant devenue rare après la guerre. » Suivent le récit d’anecdotes et d’évènements plus ou moins marquants : « Quand Madame diner, je la reconduisaits toujours chez elle rue Bonaparte entre minuit et deux du matin. Quelque fois il l’accompagné en toilète de chambre, ne descendez pas de voitures et rentrez chaussée dantin. » « En cette année 77 ou il habité au chemin des ronces, madame Léon a passé toute la saison avec lui. C’été certainement la premiere fois qu’elle passait un si long temp à ses cotets.Leurs apraits midi se passait en excurtion journalière. Vers deux ou trois heure, qu’ell temp qu’il face, on sortait en voiture découverte, visitant tous les pays environants. » Puis vient le récit de l’accident de pistolet (27 novembre 1882 : « Ce lundi, étoné dentendre soner si lontams et ne pas voir ouvrir, j’y suis aller et jouvre au général Thoumas qui me demande monsieur Gambetta, a qui je répon qu’il n’était pas là. Au même instan, de sa fenêtre il me dit : prie le général dantrer au salon, je descend de suite. Le visiteur est rester une heure au moin. Qu’and je lai vue repartir, j’en ai profité pour remontez demander les ordres. […] Il me rappelle et me dit : monte prendre les pistolets, nous allons tirer qu’elque balle. Je montaits l’escalier derrière lui, quand arrivé sur le pallier, il rencontra Madame Léon qui descendait de sa chambre […]. Cinq minutes apres je suis montet pour prendre les pistolets comme il me lavait dit. Entrant par le cabinet de toilette, au moment ou je metais la main sur le bouton de la porte de la chambre, un coup part, une balle traverse la porte à 15 centimetre au dessus de la tête. J’ouvre, je trouve madame Léon accroupie métant une couverture a son petit chien et Mr Gambetta tenant son revolver de la main gauche et regardant sa main droite. Je lui dit : vous êtes blessé, il me répond : oui, en fermant le revolver la balle est partie et ma traverssé le bras. » Le récit se poursuit jusqu’aux dernières heures : « Les médecins sont arriver à ce moment […]. Ils avaits du faire par de leur apréantion à Paris, dans quelque salons ou cafée, car il est arrivé nombre dami quine venait jamais et surtout à ses heure tardive. […] Voyan cette allée et venu je suis remonter à la chambre qu’ant à 11h55 minuit M. Fieusal [Fieruzal] me dit : il faut aller cherchez Mr Geris [Gheusi], c’est fini. Il n’y avait pas 2à minutes quant le Dr Fieusal lui prenan le bras dit : il est mort. Madame qui était assise au pied du lit cest levée d’un bon en jetant un cri terrible, ce jète sur moi avec une douleur dificile à dépeindre. » Document très fragile et abîmé, avec quelques manques.
À propos de la vente Livres, Manuscrits & Gravures anciennes, dont la Bibliothèque José Luis Dotti
Lieu de vente
Date 23/09/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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