Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
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Attribué à Matthias STOM (Amsfoort, 1589/90 – après 1650)
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Attribué à Matthias STOM (Amsfoort, 1589/90 – après 1650)
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Estimation 10 000 € - 12 000 €
Lot volontaire
Description
Attribué à Matthias STOM (Amsfoort, 1589/90 – après 1650)
L'homme allumant une bougie à l'aide d'un tison
Toile
70 x 55 cm - 27 1/2 x 21 5/8 in.
A man lighting a candle with a firebrand, canvas
Au dos, une étiquette portant le n°7003 et une étiquette de douane.
Provenance :
Galerie Georges Giroux (d'après une étiquette au verso) ; collection particulière, Belgique.
Bibliographie :
Gianni Papi, Matthias Stom. Un caravaggesco nelle collezioni lombarde, catalogue d'exposition, Pinacoteca Tosio Martinengo, Brescia, 18 septembre 2025 - 15 février 2026, Skira, p. 184.
Vincenzo Abbate, Pittori del Seicento a Palazzo Abatellis, catalogue d'exposition, Palerme, Electa Editore, 1990,
p. 154.
T. H. Fokker, Nederlandsche schilders in Zuid, Holland, 1929, p. 18.
Notice :
Documenté dans les années 1630-1631 à Arcione, Matthias Stomer est probablement né à la fin du XVIe siècle. Il part ensuite compléter son apprentissage en Italie, influencé par le parcours de Gerrit van Honthorst (1592-1656). Il étudie à Rome les œuvres de ce dernier, mais surtout celles du Caravage (1571-1610), dont celui que l’on surnommait Gherardo della Notte était lui-même un suiveur. Présent à Messine en 1630, puis à Naples pendant une dizaine d’années, il dissémine ses œuvres dans les églises suivant ses pérégrinations. En 1640, il est en Sicile et trois de ses toiles sont acquises par Antonio Ruffo (c. 1610-1678), duc de Messine, collectionneur et mécène de Rembrandt. Dans les années 1650, il se trouve à Bergame avant que les sources ne perdent sa trace.
Extrêmement influencé par le Caravage, Stomer lui emprunte le clair-obscur ainsi que des cadrages serrés. Si notre peintre préfère à son maître des figures types et idéalisées dans ses compositions religieuses, il adopte néanmoins le modèle vivant pour les sujets de la vie quotidienne, comme il le fait avec ce jeune homme essayant d’allumer une bougie à l’aide d’un tison. Incandescente, la braise fait jaillir la figure de l’obscurité. Le sujet a été peint à plusieurs reprises par Matthias Stomerer.
Il reprend la même composition que les tableaux conservés à l'Accademia Carrara de Bergame (inv. 58AC00217), à la Galleria Regionale della Sicilia - Palazzo Abatellis de Palerme (inv. 369), au National Museum de Varsovie, ainsi que dans une collection particulière. On peut également le rapprocher de la version autrefois conservée dans la collection Bartel à Kassel, avec laquelle il partage une remarquable proximité. Il existe également d'autres copies anciennes de cette composition éminemment caravagesque.
Ce motif du jeune homme s’aidant d’un morceau de bois en feu afin d’attiser les flammes se retrouve chez d’autres peintres suiveurs du Caravage. Ainsi, Honthorst (fig. 1) ou Georges de La Tour (1593-1652) (Fig. 2) s’y sont exercés, illustrant l’instant où le souffle va faire naître la flamme. Pour les peintres, il s’agit alors d’un tour de force prouvant leur capacité à jouer des reflets fugaces de la lueur d’un feu instable et ténu sur les chairs, les tissus et l’environnement.
Fig. 1
Gerrit van Honthorst, Garçon soufflant sur un tison, c. 1621-1622, Chicaco, Art Institute (inv. 2018.135)
Fig. 2
Georges de la Tour, Le fumeur, Tokyo, Fuji Art Museum © Tokyo Fuji Art Museum Collection
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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