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68 - Jean-Charles LANGLOIS (Beaumont-en-Auge, 1789 - 1870, Paris)…

Estimation 3 000 € - 4 000 €
Description
Jean-Charles LANGLOIS (Beaumont-en-Auge, 1789 - 1870, Paris) Le combat de Castalla le 21 juillet 1812 Toile d'origine 35 x 50 cm - 13 3/4 x 19 3/4 in. Reprise avec variantes du grand format (Fig. 1) conservé à Versailles (inv. 5625) et commandé en 1836 par Louis-Philippe. The Battle of Castalla on July 21, 1812, original canvas Provenance : Collection particulière, France. Œuvre(s) en rapport : Reprise avec variantes du grand format (Fig. 1) commandé en 1838 par Louis-Philippe et conservé à Versailles (inv. 5625). Notice : « M. Langlois est de mes élèves celui dont je m’honore le plus, ses efforts et son infatigable zèle l’ayant mis en peu de temps au-dessus des jeunes gens qui se destinent à poursuivre la carrière des arts »[1] écrit Horace Vernet à propos de notre peintre. Né en Normandie d’un père aubergiste, il reçoit une bonne éducation, intègre Polytechnique et choisit d’embrasser une carrière militaire. Jusque-là, rien en le prédestinait à recevoir l’enseignement de son célèbre maître Fidèle de Napoléon, en quête peut-être d’un nouveau sens, il s’initie à la peinture à la chute de l’Empire et à son retour à Paris en 1817, fréquente les ateliers de Géricault puis Vernet. Poursuivant sa carrière militaire néanmoins, il y mêle cette passion pour la peinture dont il s’est fortement épris et se construit rapidement la réputation d’un excellent peintre de bataille. Maxime du Camp écrivait : « Le colonel Langlois faisait vraiment œuvre de magicien et créait la réalité. On dit d’un portrait ressemble : il ne lui manque que la parole ; de ses batailles on pourrait dire : Il ne leur manque que le bruit. »[2]. Présent aux Salon de 1824 et 1827 notamment, Louis-Philippe lui commande en juillet 1836, une composition figurant la bataille de Castalla, le 21 juillet 1815 et qu’il présente au Salon de 1838 (Fig 1). Victoire triomphante de l’armée française, celle-ci se déroule dans le cadre de la guerre d’indépendance espagnole où l’Empire s’oppose comme souvent au Royaume-Uni, alors coalisé à l’Espagne des Bourbons et au Portugal. Langlois saisit le moment où le 24e régiment de dragons charge par surprise, des rangs espagnols tournés vers une autre division française. Les corps jonchent le sol au premier plan, d’autres s’amassent sous les fers des chevaux, sous les roues des canons, les gradés continuent de donner des ordres, les sabres des dragons fendent la foule, le sang perle sur le champ de bataille, la poussière s’élève au-dessus de la masse, tout ici nous renvoie à la violence de l’instant, à l’atmosphère chaotique et assourdissante du choc des armées. Théophile Gautier évoque dans l’une de ses critiques cette angle adopté par le peintre : « Une chose que Monsieur Langlois a rendu avec la sincérité terrible que permet et commande une toile si vaste qui enveloppe le spectateur comme un horizon naturel, c’est le côté de la boucherie, de carnage, d’abattoir, d’équarrissage que représente la guerre. »[3] Immersive, la scène n’est pas sans rappeler l’appétence de l’artiste pour les nouveaux spectacles d’illusion dont le panorama est l’un des plus appréciés. S’embarquant pour l’Orient dans les années 1830, périple dont il s’inspirera pour créer à son tour ces œuvres pensées à 360°. [1] François ROBICHON, André ROUILLE, Jean-Charles Langlois, 1789 – 1870 : le spectacle de l’histoire, cat. exp., Caen, musée des Beaux-Arts, 9 juillet – 17 octobre 2005, cité p. 19. [2] Maxime Du Camp, Souvenirs littéraires, Paris, Hachette, 1882 (3è édition : 1906), p. 357. [3] Le Colonel Langlois, 1789 – 1870 : un peintre de l’épopée napoléonienne : collection du Musée Langlois, Caen, cat. exp., Boulogne-Billancourt, bibliothèque Marmottan, 11 octobre 2000 – 24 février 2001, cité p. 28., op. cit., cité p. 28.
À propos de la vente MAÎTRES ANCIENS
Lieu de vente
Date 02/07/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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