OUEST ENCHERES PUBLIQUES NANTES & RENNES
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1-VIELÉ-GRIFFIN Francis (1864-1937), poète symboliste. Prési…
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1-VIELÉ-GRIFFIN Francis (1864-1937), poète symboliste. Prési…
Estimation 80 € - 100 €
Lot volontaire
Description
1-VIELÉ-GRIFFIN Francis (1864-1937), poète symboliste. Président de l'Académie Mallarmé.
Lettre autographe signée en date du 29 août 1936 à Bergerac, adressée au secrétaire perpétuel de l'Académie française Georges Lecomte :
« Oui mon cher vieil ami, ce Symbolisme qui nous réunit jadis fut célébré en beauté, par une affirmation d'idéalisme inattendue et vraiment hautaine, par ces temps de bestialité tragiques et de bas matérialisme et par une France qui se voulut « mère des Arts ». Cette attitude ne manqua pas de frapper et de faire réfléchir à l'étranger ; nous pouvons nous féliciter d'avoir prétexté ce geste. On me dit que votre vieille Académie va désormais choisir ses candidats ; qu'elle supprime les « visites », la brique quasi électorale, le hasard des scrutins, le scandale des candidatures fantaisistes : ce serait bien. Car tout ce qui concourt à la dignité française nous est cher. Dans l'espoir de vous revoir, cet hiver, à Paris, je vous serre affectueusement la main. Francis Vielé-Griffin ».
1 page in-4 (dim : 21 x 27 cm) ; bel ex.
2-HARRY Myriam (1869-1958), femme de lettres. Première lauréate du Prix Femina (1904).
Lettre autographe signée en date du 26 septembre (pas d'année) à Neuilly :
« Chère Madame, « que » m'a bien toujours mis votre lettre du 22 août, mais je la trouve aujourd'hui seulement. Le mariage de ma fille ? je n'ai jamais eu de fille, je n'ai qu'un fils, mais adoptif, trop jeune pour se marier encore. Et n'y aurait-il pas la même erreur en ce qui concerne le lieutenant Silvèse de la « Divine Chanson » [Paris : A. Fayard, Les Inédits de Modern Bibliothèque, 1912, 128 p.], car il me semble peu probable que cet officier, créé par ma fiction se soit transformé en avocat. Cependant, je vous remercie, chère Madame, de l'amical intérêt que vous voulez bien me porter à moi et à mes romans et je vous prie d'accepter en témoignage de gratitude mon dernier volume « Amina, ma colombe ». Myriam Harry ».
2 pages in-4 (dim : 22,5 x 16,5 cm) ; trace de pliure.
3-BAZIN Hervé (1911-1996), écrivain et romancier. Membre de l'Académie Goncourt (1960), Président en 1973.
Poème signé (extrait de « Torchères »), intitulé « Est-il mort ? ». Douze quatrains. Quatre pages. Format : 21 x 23 cm. On joint une Carte de visite signée à son nom « Hervé Bazin, Président de l'Académie Goncourt », qui accompagne le poème : « Cher Monsieur, voilà un court et fort expressif petit poème qui pourrait, en somme, faire songer au… Démon d'après minuit. Je vous remercie de votre lettre et vous prie de croire, cher Monsieur, à mes meilleurs sentiments. Hervé Bazin ». Recto-verso. Format : 12,8 x 8,2 cm. Bel ex.
Lettre autographe signée de Gérard Leman à Hervé Bazin, Tourcoing, 8 novembre 1987. Il l'interroge pour savoir quel grand Prix littéraire a échappé de justesse à Le Clézio en 1963. Réponse autographe signée d'Hervé Bazin sur cette même lettre : « 1963, Prix Goncourt : Le Clézio, 5 ; Lanoux, 5. Lanoux vainqueur avec la voix prépondérante du Président Dorgelès. Amitiés. H.B. ».
1 page in folio (dim : 21 x 29,5 cm). Enveloppe à G. Leman jointe (13 novembre 1987). Bel ex.
4- LACHELIER Jules (1832-1918), philosophe. Membre de l'Académie des sciences morales et politiques (1896-1918). Professeur réputé pour sa rigueur et sa grande discrétion, Lachelier brûle, à la fin de sa vie, nombre de ses papiers et interdit la publication de ses lettres personnelles après sa mort.
Lettre autographe signée de 4 pages à Paris datée du 6 mars 1893, concernant Descartes, les « Méditations » et l'immortalité :
« Monsieur, je me rappelais à peu près le passage de Descartes auquel vous voulez bien me renvoyer, et je viens de le relire avec attention : mais je vous avoue qu'il m'a toujours paru, et me paraît encore bien peu satisfaisant. Descartes commence par y établir que, dans les Méditations elles-mêmes, il n'a pas été et ne pouvait pas être question de l'immortalité : il n'a pas pu aller au-delà de la distinction des deux natures, l'une corporelle, l'autre spirituelle ; distinction qui suffit, il est vrai, « pour donner aux hommes l'espérance d'une forme de vie après la mort ». Pour prouver l'immortalité, il a encore besoin de deux prémisses … etc… Spinoza me paraît, sur ce point, le seul interprète fidèle ou tout au moins conséquent de Descartes… etc… ».
Dim: 13 x 20,3 cm ; bel ex.
Expertise réalisée par Pascal GUILLEBAUD.
Lot issu d’une vente volontaire.
Description du lot modifiée le 18/06/2026 à 17h09
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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