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115 - L’empereur Akbar rendant visite à un ascète lors d’une chass…

Estimation 6 000 € - 8 000 €
Description
L’empereur Akbar rendant visite à un ascète lors d’une chasse Inde du Nord, atelier moghole provincial, Première moitié du XVIIe siècle, d’après une scène de l’Akbarnāma Pigments opaques et or sur papier monté en page d’album à larges marges orangées mouchetées d’or Annotation au dos au crayon : Akbar Bādshāh Un numéro de collection 561-7907A-03231. État : usures homogènes, repeints probables, abrasions. Page : 40 x 29 cm Peinture : 19,8 x 12,2 cm Provenance Collection de feu le Dr. Robert Douat (1926-2004), collectionneur de peintures indiennes. Oeuvres en rapport : - David Collection, inv. no. 15/1980 - Simon Ray, Indian and Islamic Works of Art, novembre 2018, nᵒ 12, daté vers 1625–1650. - Metropolitan Museum of Art, New York, inv. 30.95.174.9. Cette composition représente Jalāl ud Dīn Muhammad Akbar (r. 1556–1605) rendant visite à un ascète hindou, probablement un yogi ou sādhu, retiré dans un ermitage rocheux. La scène associe, selon un schéma narratif caractéristique de la peinture moghole, une chasse animée au premier plan — avec éléphant, cavaliers et serviteurs — et, au centre, une rencontre spirituelle où l’empereur, assis sur un tapis et nimbé, suspend son action pour écouter l’enseignement du sage. La physionomie évoque toutefois davantage les portraits de Jahangir (r. 1605-1627) que ceux d'Akbar, suggérant un repeint ancien du visage. Ce type d’iconographie trouve son origine dans les cycles illustrés de l’Akbarnāma, chronique officielle rédigée par Abū’l Fazl, qui relate notamment les rencontres d’Akbar avec des figures religieuses de différentes traditions. Ces épisodes participent à la construction d’une image idéalisée du souverain, à la fois homme d’action et prince philosophe. Sheila R. Canby a souligné combien le thème du prince rencontrant un ascète lors d’une chasse ou d’un déplacement est récurrent dans la peinture moghole et reflète à la fois les enjeux de tolérance religieuse dans un empire en expansion et la valorisation du souverain en quête de sagesse spirituelle (S. R. Canby, Princes, Poets and Paladins: Islamic and Indian Paintings from the Collection of Prince and Princess Sadruddin Aga Khan, Londres, 1998, p. 111, nᵒ 81). Des compositions comparables sont connues dans la production moghole du début du XVIIᵉ siècle, notamment une scène de prince visitant un ascète vers 1610 (M. C. Beach, The Grand Mogul: Imperial Painting in India 1600–1660, Williamstown, 1978, pp. 163–164, nᵒ 61, aujourd’hui à la David Collection), ainsi que d’autres exemples publiés par Simon Ray. Deux autres occurrences de ce thème sont également discutées par Pratapaditya Pal (Indian Painting: A Catalogue of the Los Angeles County Museum of Art, vol. I, 1000–1700, Los Angeles, 1993). Sur le verso, l’inscription tardive au crayon, « Akbar Bādshāh », en persan, ainsi qu’un chiffre « 15 », témoignent de la circulation ultérieure du feuillet, probablement passé par plusieurs collections et marchands en Europe. Le traitement des rochers aux tonalités violacées, des masses végétales compactes et des figures aux modelés doux mais légèrement schématisés rattache l’œuvre à la tradition picturale moghole héritée des grands ateliers impériaux. Le format de la feuille, avec ses larges marges, s’inscrit dans la tradition des muraqqaʿ, les albums moghols, où les peintures étaient montées et recontextualisées, parfois indépendamment de leur contexte original. La composition et certains éléments stylistiques — notamment le paysage rocailleux, la bordure bleu sombre et certains personnages comme l’éléphant caparaçonné — évoquent des feuillets de l’Akbarnāma dit du « Davis Album », réalisé vers 1604 et conservé au Metropolitan Museum of Art. Toutefois, certaines simplifications dans le dessin, la présence de repeints et le léger durcissement de certains visages suggèrent qu’il s’agit d’une adaptation plus tardive, ou éventuellement d’un prototype d’atelier, plutôt que d’une page de cet album même. A Mughal album page depicting Emperor Akbar visiting an ascetic during a hunt, after a scene from the Akbarnama. Opaque pigments and gold on paper, mounted on an album page with wide gold-flecked orange margins, North India, Mughal school, first half of the 17th century. The composition combines an animated hunt in the foreground — elephant, horsemen and attendants — with, at the centre, a spiritual encounter: the haloed emperor, seated on a carpet, suspends his action to listen to the teaching of a Hindu ascetic withdrawn in a rocky hermitage. The physiognomy is, however, closer to portraits of Jahangir (r. 1605-1627) than to those of Akbar, suggesting an early overpainting of the face. The iconography derives from the illustrated cycles of the Akbarnama, the official chronicle composed by Abu’l Fazl, which records Akbar’s encounters with religious figures of various traditions — episodes that contributed to the idealised image of the sovereign as both man of action and philosopher prince. The composition recalls folios of the so-called "Davis Album" Akbarnama (c. 1604, Metropolitan Museum of Art); certain simplifications in the drawing and probable repaintings suggest, however, a slightly later adaptation — possibly a workshop prototype — rather than a page from that album itself. A comparable scene of c. 1610 is preserved in the David Collection, Copenhagen (M. C. Beach, The Grand Mogul: Imperial Painting in India 1600–1660, Williamstown, 1978, no. 61); see also S. R. Canby, Princes, Poets and Paladins, London, 1998, p. 111, no. 81. Pencilled inscription on the verso in Persian, Akbar Badshah, with collection numbers "15" and "561-7907A-03231". Even wear, probable repaintings, abrasions.
À propos de la vente MASTERS - Arts d'Orient & de l'Inde
Lieu de vente
Date 11/06/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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