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182 - Importante pendule rocaille en bronze ciselé et doré, le cad…

Estimation 20 000 € - 30 000 €
Description
Importante pendule rocaille en bronze ciselé et doré, le cadran circulaire émaillé blanc signé ‘CAUSARD / A PARIS’ sommé de chinois à l’ombrelle, flanqué d’une chimère et d’un singe tenant un oiseau, dans un décor de coquilles déchiquetées, la base à enroulements centrée de grenades éclatées sur laquelle repose un couple de Chinois tenant un éventail. Époque Louis XV vers 1745-1749, marques au C couronnés. Edme Jean Causard, actif vers 1720 jusqu’en 1780, oeuvrant dans un premier temps comme ouvrier, il est par la suite nommé ‘Horloger Privilégié suivant la Cour’ vers 1753. H. 84 cm - L. 45 cm - P. 25 cm (manque le verre du cadran) La vogue des chinoiseries est grandissante au XVIIIe siècle, c’est avec le style Rocaille qu’elle connait son plein épanouissement et ses réalisations les plus fantaisistes. Notre pendule est la parfaite illustration de ce goût artistique nouveau. Notre pendule est à rapprocher d’une autre en bronze attribuée avec certitude aux fondeurs Robert et Jean-Baptiste Osmond, qui présente la même figure de « Chinois », assis en équilibre, en partie supérieure, illustrée dans Hans Ottomeyer et Peter Pröschel, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, Munich, 1986, p. 129. Pour d’autres modèles importants de pendules rocailles voir : Pendule rocaille au dromadaire, Paris, époque Louis XV, 1745-1749. Paris, musée du Louvre (inv. OA 6636). Pendule rocaille, Paris, époque Louis XV, 1745-1749. Londres, The Wallace Collection (inv. F90). Né à Audeloncourt dans la Haute-Marne vers 1720, Edme-Jean Causard compta parmi les grands horlogers actifs à Paris sous Louis XV. Ouvrier libre avant 1750, il fut nommé horloger privilégié suivant la Cour dont le nombre était à cette époque fixé à quatre. Il utilisa de nombreuses ‘caisses’ de pendules que lui fournirent l’ébéniste Nicolas-Jean Marchand, mais aussi les ébénistes Antoine Foullet, Nicolas Petit, François Goyer, Jean-Pierre Latz, Adrien Jollain, Louis Moreau, ou encore Fortin, ainsi que les fondeurs Nicolas Bonnet, Jean- Joseph de Saint-Germain, René-François Morlay, Edme Roy, sans oublier les Osmond qui nous intéressent tout particulièrement ici. Causard en 1770 était établi rue Saint-Honoré à l’enseigne de l’Hôtel d’Angleterre. Ses pendules figurèrent chez l’impératrice Elisabeth de Russie, le maréchal de Duras, les marquises de Langeac et de Massiac, ainsi que chez le fameux collectionneur Augustin Blondel de Gagny, intendant et contrôleur général de l’Argenterie, des Menus plaisirs et des Affaires de la Chambre. Edme-Jean Causard s’éteignit à Paris le 14 août 1780. Son neveu, Jean-Baptiste Royer, lui succéda le 23 août de la même année. Son frère, Georges (maître en 1750, † après 1789), horloger comme lui, exerçait dans l’enclos des Quinze Vingts en 1770. Des pendules signées Causard sont aujourd’hui conservées au château de Versailles, dans les collections royales suédoises, au château de Nymphenburg, ainsi que dans les collections du Würtembergisches Landesmuseum, à Stuttgart, au musée des Beaux-Arts de Rouen, et au Israël Museum, à Jérusalem. Références bibliographiques : Louise Philippe, «Edme Causard horloger privilégié suivant la Cour», L’Estampille - L’Objet d’Art, n° 235, avril 1990, p. 52-57 Hans Ottomeyer et Peter Pröschel, Vergoldete Bronzen, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, vol. I, Munich, 1986, p. 129.
À propos de la vente Mobilier et objets d'art
Lieu de vente
Date 12/06/2026 à 11h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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