Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Maître Brice Pescheteau-Badin
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Antoine Louis Barye (1795-1875)
Lion au serpent dit Lion des…
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Antoine Louis Barye (1795-1875)
Lion au serpent dit Lion des…
Estimation 5 000 € - 6 000 €
Lot volontaire
Description
Antoine Louis Barye (1795-1875)
Lion au serpent dit Lion des Tuileries
Modèle créé en 1833
Bronze à patine brun vert
Signé « BARYE » à l'avant sous la patte droite
Dim. 37 x 46,5 x 26,5 cm
Provenance : ancienne collection du peintre Léon Bertier, par descendance
OEuvres en rapport :
- Antoine Louis Barye, Lion au serpent, groupe en plâtre, 1832, signé et daté « BARYE / 1832 » sur la plinthe de la terrasse, H. 135 x 178,5 x 101 cm, Lyon, Musée des Beaux-Arts, n° inv. H 2457
- Antoine Louis Barye, Lion au serpent (Lion des Tuileries), 1832, bronze, signé « BARYE / 1832 » sur le devant de la terrasse, porte le cachet du fondeur « AD » près de la queue du lion, porte la marque du fondeur « FONDU PAR HONORÉ GONON / ET SES DEUX FILS / 1835 » au revers, H. 135 x L. 178 x P. 96 cm, Paris, Musée du Louvre, n° inv. RF 1516.
Littérature en rapport :
-Michel Poletti, Alain Richarme, Barye, le catalogue raisonné des sculptures, Paris, Gallimard, 2000, modèle répertorié sous le n° A 51, p. 174.
Lancé par le succès du Salon parisien de 1831, Antoine Louis Barye (1796-1875) confirme les espérances suscitées lors de l'exposition suivante en présentant un impressionnant plâtre représentant le Lion au serpent. Si ce type d'épisode est déjà illustré par les peintres, il reste inédit pour un sculpteur. L'œuvre frappe autant par la violence de son sujet que par sa virtuosité et son réalisme. Cette approche naturaliste coïncide avec l'arrivée de cinq lions et huit lionnes d'Afrique à la Ménagerie du Muséum à la suite de la prise d'Alger le 4 novembre 1830 par la France. Une lecture politique de l'œuvre a également été proposée, identifiant le lion comme symbole du nouveau régime de la monarchie de Juillet - né sous les auspices de ce signe zodiacal - terrassant en 1830 les tentatives de révolte.
Le Lion au serpent occupe une place singulière dans la carrière du sculpteur puisque son succès amène le roi à lui commander un exemplaire en marbre, finalement abandonné au profit d'une version en bronze, destinée à être installée devant le Palais des Tuileries en 1836. Notre rare épreuve est une réduction légèrement inférieure au tiers de l'exemplaire en bronze du musée du Louvre fondu par Honoré Gonon en 1835. Elle reprend précisément tous les détails du plâtre du salon de 1833 aujourd'hui conservé au musée des Beaux-Arts de Lyon. À la vente après décès de Barye en 1876, c'est Hector Brame qui achète cette version, qui se distingue par sa terrasse naturaliste, en vue d'une édition posthume à demi-grandeur (H. 58 cm). Nulle trace formelle d'une édition dans notre dimension n'est attestée dans la littérature traitant du Lion des Tuileries. Tout au plus, peut-on mentionner que l'Atelier de Barye, entre 1857 et 1875, en a fondu quelques rares exemplaires sans précision de taille. Il est à noter qu'à l'Exposition Universelle de 1855, le sculpteur présente une épreuve unique décrite comme : « Le Lion des Tuileries, en raccourci ». Notre version présente une singulière estampille figurant une étoile.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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