un vieux tableau représentant une famille avec un bébé dans une piècePhoto 2/8 du lotPhoto 3/8 du lotPhoto 4/8 du lotPhoto 5/8 du lotPhoto 6/8 du lotPhoto 7/8 du lotPhoto 8/8 du lot
OSENAT

137 - ECOLE FRANCAISE du début du XVIIIe siècle (vers 1710) Vierge…

Estimation 600 € - 800 €
Description
ECOLE FRANCAISE du début du XVIIIe siècle (vers 1710) Vierge à l'Enfant avec des Saints (Sainte Conversation) Huile sur toile 127 x 123 cm. (restaurations et accidents) Nota : Le tableau représente une Vierge à l'Enfant avec des saints, encadrée dans sa partie supérieure par quatre têtes de chérubins ailées. Sur la droite, saint Antoine de Padoue, avec la bure franciscaine des Cordeliers, tend une fleur de lys blanc à l'Enfant. De sa main gauche, il présente une ville, probablement Besançon au vu de l'histoire familiale. Cette place privilégiée de la cité, placée sous le Christ, place Besançon sous protection divine et revendique la puissance de la famille donatrice. Le saint sur la gauche est probablement saint François d'Assise, portant la bure et le manteau à capuche. Les deux franciscains sont entourés au second plan de deux saints barbus non identifiés. À côté des armoiries, un livre ouvert comporte un texte latin faisant référence à saint Antoine de Padoue (« Frater Antonius »). Le tableau comporte une armoirie dans sa partie inférieure, couronnée de feuilles de laurier. Ces armoiries, enregistrées par Charles d'Hozier le 11 mars 1701 pour Nicolas Étienne Simon, sont répertoriées dans l'Armorial de Franche-Comté (édité en 1911 par les frères Gauthier) : « D'azur à la fasce d'or chargée en cœur d'une étoile de gueules accompagnée d'un croissant entre deux étoiles d'argent et en pointe d'une rose d'or ». Nicolas Étienne Simon, conseiller du roi, accède à la charge de Président au Parlement de Besançon en 1712. La famille Simon entretenait des liens de dévotion avec l'ordre des Cordeliers et des alliances avec de nobles familles régionales comme les Portier d'Aiglepierre. Cela se retrouve dans notre tableau, influencé par l'art espagnol du XVIIe siècle. Car la région était passée sous l'autorité des rois d'Espagne en 1556, avant de redevenir française en 1678 avec le traité de Nimègue signé par Louis XIV. Cette histoire se retrouve dans notre tableau qui mêle art espagnol et art régional français. Par cet historique et son grand format, ce tableau a probablement été offert par la famille Simon au couvent des Bernardines d'Orgelet, lié à la famille depuis sa fondation en 1652, même date que la prise de fonction de François Simon dans la ville. Rapport de condition : Toile d’origine composé de deux lès assemblés (montée sur un châssis postérieur ?). Présence de restaurations et de repeints (visibles à la lampe UV)
À propos de la vente MOBILIER ET OBJETS D'ART
Lieu de vente
Date 27/06/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi